De la vie palpitante d'une fille pas palpitante, De romans et de contes

Comment cuisiner les bébés ?

Laissez-moi vous apprendre une vieille recette de famille, que nous partageons depuis plusieurs générations et que nous gardions secrètement jusqu’à aujourd’hui. Je vais vous délivrer le secret de notre met le plus apprécié : le bébé rissolé à la crème.

Tout d’abord, je pense qu’il serait utile de vous donner l’origine de cette recette, car il est important de le savoir afin vous ne m’imaginiez pas comme un monstre. En effet, quand je parle de cuisiner des bébés, les gens poussent des cris d’effroi et fuient. Donc nous mangeons des bébés dans ma famille depuis très longtemps, c’est en fait mon arrière-grand-mère qui en a eu l’idée, au cours d’un des hivers les plus glacials, il n’y avait plus de bétails et son dernier enfant venait de mourir de froid… La famille n’a pas eu d’autre choix que d’en faire un repas. Le tout était accompagné de pommes de terre. Et ils ont adoré ! Ils ne pouvaient pas se permettre de pleurer la mort de leur enfant alors qu’eux-mêmes mouraient de faim. Depuis, la famille se réunit et nous déjeunons une fois par an, autour d’un bébé rissolé.

Maintenant, nous pouvons passer à la recette ! Il faut tout d’abord se procurer un enfant, assez gras de préférence : pour cela il doit avoir passé les six mois. Plus jeune, il n’est pas assez dodu et sa viande est assez fade. Vous vous demandez sûrement où trouver un bébé de plus de six mois sans avoir à en kidnapper un, est-ce que je me trompe ? C’est plutôt simple, regardez sur internet, beaucoup de femmes désespérées y vendent leurs enfants, il suffit d’être chanceux et pour moins de mille euros vous aurez un bébé. Il ne vous reste plus qu’à l’engraisser pour la date du repas. Il va de soi qu’il ne faut pas s’attacher à l’enfant, ou bien vous aurez du mal à le tuer. Car oui, vous allez devoir le tuer vous-mêmes ! Pour cela, je recommande de l’étouffer sous un oreiller, c’est rapide et ça n’abîme pas son corps, c’est-à-dire la viande. Il vous faudra ensuite dépecer et couper la viande, ainsi que trier ce qui peut être mangé ou non. Il est vrai que ce n’est pas la partie la plus intéressante et agréable, mais c’est indispensable. Une fois que vous avez jeté tout ce qui n’est pas consommable, vous pouvez commencer à préparer des tranches régulières et fines. Il faut ensuite chauffer de l’huile dans votre poêle, mettre sur feu doux et y poser les lamelles de bébé. Vous pouvez laisser cuire chaque face environ cinq minutes, et y verser de la crème au fur et à mesure, puis des champignons. A côté, vous pouvez préparer du riz, ce qui accompagne parfaitement la viande de bébé. Cette recette est toute simple, finalement le plus compliqué reste la découpe du bébé.

Une fois que tout est prêt, il ne vous reste plus qu’à servir dans une jolie assiette et déguster. Je vous souhaite un bon appétit !

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De rien du tout

Je passe juste ici pour annoncer que…

  1. J’ai validé ma seconde année de licence en Lettres Modernes parcours Interculturel Bilingue (ne me demandez pas ce que c’est exactement, je n’en sais rien) et que donc je suis officiellement en vacances !
  2. Que je prépare deux, voir trois, articles et que j’espère pouvoir poster la semaine prochaine (au moins un).
  3. Que j’ai rejoint le blog : Blockbuster Mania, en tant que critique. Je sais pas si je vais bien me débrouiller, on verra bien…
  4. Je travaille tout le mois d’août dans un centre aéré et j’envisage de faire une petite chronique sur ces trois semaines, seulement si ça vous intéresse.

Je pense que c’est tout. Ciao.

Je passe juste ici pour annoncer que… J’ai

En passant
De rien du tout

Les bancs de la FAC.

université [ynivɛrsite] n. f Groupe d’écoles, nommées, suivant les pays, facultés ou collèges, qui dispensent l’enseignement supérieur : l’université d’Oxford. || Bâtiments d’une université.

Voilà la définition que je trouve dans le vieux Nouveau Petit Larousse en couleurs que j’ai volé à ma mère quand j’étais au collège, aujourd’hui si on cherche sur internet, elle a un peu été mis à jour : définition d’université. La fac où j’étudie est même citée, ça devient sérieux, on ne rigole plus.

Vous avez donc deviné, ou vous le saviez déjà sûrement : je suis étudiante. Et parce que j’aime venir ici pour me plaindre, pleurer et geindre, j’ai décidé de vous écrire pour vous dire la vérité, toute la vérité, sur l’université. Bien sûr, cela ne sera que mon avis, et seulement le mien, tiré d’expériences personnelles.  J’ai l’impression de témoigner contre un crime à m’exprimer ainsi !

Le coeur léger, le bac dans la poche, je pensais vivre une nouvelle expérience qui me ferait grandir, m’apprendrait les vraies choses de la vie ! Que nenni. Tout d’abord, s’inscrire à Paris X est un parcours du combattant, il faut aller de bâtiments en bâtiments. Et il me manquait un petit papier, juste un. J’ai pas pu m’inscrire. J’ai pleuré (parce que je pleure souvent, surtout si je suis contrariée). Donc oui, la première fois que je me rendais dans ce lieu qui devait me permettre de devenir une adulte, je me suis retrouvée à pleurer à cause de l’administration. Deux jours après, j’ai pu m’inscrire mais quand même ! Il y a aussi ce qu’on appelle les « inscriptions pédagogiques », nouveau parcours du combattant qui consiste à faire… L’emploi du temps (dîtes EDT) ! Et quoique tu fasses, il sera toujours pourri avec parfois seulement une demi-heure pour manger ou bien tu finiras après 18h. Et là, tu commences un peu à regretter le lycée. Oh ! Bonne nouvelle : cette épreuve, il faudra la refaire à chaque semestre !

C’est bon, nous avons survécu à ces épreuves d’inscription, il faut maintenant affronter les TD blindés et les CM dans des amphi gelés. En allant à l’université, je pensais pouvoir me la couler douce. Seconde fois : que nenni ! Ta présence est contrôlée pour les TD, ils font l’appel, et au bout de trois absences : tu dois aller au rattrapage. Et pour enfoncer le clou, rendre cette tragédie encore plus tragique, en cette deuxième année d’étude (oui, je suis arrivée jusqu’en L2, c’est surprenant), nous n’avons que des TD dans mon parcours, Lettres Modernes Parcours Interculturel Bilingue (moi-même je n’ai pas encore vraiment compris le but de cette licence). Donc au final, ça ressemble au lycée, les cours, sauf que les prof en ont plus rien à foutre des élèves, des étudiants pardon, et se contentent de lire leurs cours. Je suis de mauvaise foi, j’en ai au des très agréables et très bons qui font tout pour nous aider. Puis, il y a les partiels (écoutez ceci et dîtes « partiel » en continu) avec le stress et le fait de savoir que tu as tout raté. C’est une période sombre pour les étudiants, où la vie perd tout son sens. Bon après, il y a les feignasses comme moi, qui ne prennent pas ça au sérieux et le regrette après. Mais j’essaie de changer.

Partiel rime avec stress, et souvent apparaissent les kilo de stress. Et ils nous aident vraiment à manger diététique au CROUS. Ironie. Oui, donc si tu n’es pas sportif, quand tu vas à la fac, tu es condamné à grossir. Ils compensent en nous proposant plusieurs sports, pour la modique somme de trente euros l’année, et pour ce quatrième semestre : je vais tenter de muscler mon corps tout flasque.

Pour finir, je souhaite partager avec vous cette citation de Honoré de Balzac que j’ai trouvé :

« L’ennui naquit un jour de l’Université. »

Sur ces derniers mots très poétiques, je vous laisse. Je dois me préparer mentalement à retourner sur les bancs de la fac.

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