De visiter le monde

Neige, créatrice d’emmerdes.

Ne vous méprenez pas : j’aime beaucoup la neige, autant que j’aime mon chat. J’exagère, surement un peu, beaucoup. Je sais apprécier la neige, après tout ça n’arrive pas souvent que j’en vois autant, puisque je n’ai jamais eu la chance de partir en vacances d’hiver, apprendre à dévaler (plutôt tomber et me casser une jambe) les pistes. Donc quand il neige, je suis contente. Ça fait krunk krunk quand on marche dessus, de jolis flocons me tombent sur les cils. Quand il neige, j’ai à nouveau cinq ans.

Mais cette année, elle ne pouvait pas tomber mieux ! Il a fallut qu’elle tombe avant mon départ à Londres. Oui, vous vous souvenez à la fin de mon article sur les valises où je vous promettais de revenir avec un article sur Londres ? Mes pauvres, vous allez devoir attendre puisque la neige a bloqué le trafic des trains, en particulier les Eurostars. En fait, ils ont juste annulé tous les trains le jour où on devait partir. (Je me suis longuement demandé pourquoi « karma is a bitch »)   Après avoir pleuré toutes les larmes de mon corps dans le bus, je me suis fait une raison et j’ai décidé d’haïr la neige, mais l’an prochain je serai contente de revoir ses petits flocons. Parce que ce n’est pas vraiment la faute de l’Eurostar. Mais je pense que de nos jours, surtout que l’on a pu remarquer au fil des ans qu’il neige de plus en plus et pas seulement à la montagne, ils devraient mettre en place un système de train qui fonctionne lors de grosses crises comme celle que l’on vient d’avoir. On est au XXIème siècle, et on arrive encore à se retrouver coincés à cause de 15 cm de neige.  Bon, 30cm de neige. Mais cela reste quand même gênant, à cause de ses problèmes météorologiques, on a perdu de l’argent, le billet d’une exposition et l’auberge de jeunesse. Mon titre exprime donc mon mécontentement.

Heureusement, on a pu échanger nos billets. On va dire que c’est un mal pour un bien car au lieu de partir deux jours, nous y resterons trois jours complets et je pourrais surement aller voir l’homme de ma vie chez Madame Thussaud. Bon ok, les hommes de ma vie.

Si toi aussi, la neige t’a bien emmerdé ces derniers jours, tu peux exprimer ta colère par commentaire. Avec joie et vulgarité, j’y participerai.

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Technologie, je t’aime autant que je te hais.

Ne trouvez-vous pas que le monde évolue vite ? Limite plus vite que la vitesse de la lumière. Il n’y a qu’à voir avec Apple qui, tous les six mois, sort une nouveauté. Avec Nintendo, Sony… Qui eux aussi sortent des nouveautés tout le temps. En peu de temps, nous sommes passés de la TV énorme aux TV super plates, des téléphones portables aussi gros qu’un cartable à des téléphones qui rentrent dans nos poches. Il est vrai que ces évolutions sont pratiques, et nous facilitent même la vie mais n’allons-nous pas trop vite ? Ça ne vous fait pas peur de vous voir envahis par tous ces objets électroniques qui ne sont pas toujours très sains et qui nous coûtent cher ? Ils ont mis longtemps, longtemps avant de découvrir l’électricité, et depuis tout va trop vite.

J’adore la technologie, j’adore regarder la télévision, surfer sur le net et avoir de la musique à porter de mains. J’adore les jeux vidéos, même si je n’y joue plus aussi souvent. J’adore la modernité. Mais j’adore aussi les livres, écrire à la main, faire du vélo, le vichy, les vieilles choses. J’adore deux époques différentes. Et devant mon ordinateur ou ma télévision, je ne peux m’empêcher de me dire que je préfère l’ancienne époque. J’ai toujours voulu une machine à écrire, entendre le son des touches enfoncées, devoir faire attention à ne pas faire de fautes. J’adorais écouter des vinyles chez ma grand mère, entendre le grésillement qui indiquait de tourner le disque, les cassettes me manquent aussi. J’adore les vieux livres, ceux qui craquent quand on tourne une page. Et je suis amoureuse des vieilles photos en sépia ou noir et blanc, celles qui ont mis des heures à être développées et dont nous sommes encore plus heureux d’avoir enfin en mains propres.Voilà, j’adore une époque que je n’ai pas connu. Je suis nostalgique. Et comme beaucoup d’autres, je ne me sens pas à place ici. Pourtant, je suis une geek. J’adore la qualité vidéo d’un Blu-Ray, je sais apprécier la 3D quand il le faut. J’ai eu toutes les consoles Nintendo portables depuis la Game Boy Color à la Nintendo DSi, on a eu la PS One, la PS2, PS3, j’ai vécu une histoire d’amour avec les Sims 2. Ce n’est pas « Lolita Malgré Moi » mais « Geek Malgré Moi« , et il m’arrive de mal le vivre. Mon rêve de vacances, ce serait d’être dans un coin abandonné, avec pour seule compagnie des livres et de la musique, de la vraie, pas de l’electro.

Je m’en rends compte quand je regarde des films ou séries d’époque, je vois à quel point je les envie. Tout avait l’air alors tellement plus simple, plus réel. La technologie nous rend-t-elle malheureux alors que son but est de nous faciliter la vie ? Ce serait un sujet sur lequel débattre. Mais je suis souvent à court d’arguments, je suis nulle quand il s’agit de réfléchir, d’argumenter. La technologie est vraiment utile, elle nous permet de rester en contact (et encore…), de trouver n’importe quelle information mais encore de manger chaud, d’avoir de l’eau chaude, etc… Bref que d’avantages. Mais au niveau culturel, la technologie tue. Les e-books, les MP3… Un livre, son odeur, le son des pages, c’est mieux qu’un écran, non ? Et le grésillement de la platine qui indique que le vinyle doit être tourné, n’est-il pas agréable ? Et les images abîmées des vieux films, elles nous vous manquent pas un peu ? Mais là, je me répète. Je termine donc cet article brouillon, victime de mon humeur mitigé face à mon rapport à la technologie.

Source de l’image : Tumblr.

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