De cinéma et de pop corn, De la vie palpitante d'une fille pas palpitante, De séries et d'addictions, De vêtements et de chaussures

“What” & The City

Quand j’avais treize ans, je regardais Sex & The City sur M6. Et je rêvais de partir et d’avoir une vie aussi chouette que celle de Carrie, d’avoir une bande de copines avec qui déjeuner le midi et sortir le week-end, d’écrire pour un magazine et d’avoir plein de prétendants. Et puis d’avoir l’impression de posséder la ville, pas forcément New York mais au moins Paris. Comme Carrie, je voulais passer de la petite fille de province à une citadine super stylée.

Je suis partie, j’ai tracé ma route vers Paris. Mais c’était trop facile : une chambre m’attendait, de la famille m’accueillait. En gros, j’étais (et je suis toujours) logée, nourrie, blanchie. Je suis déjà loin des petits déboires de Carrie Bradshaw. Je ne suis pas du tout indépendante quoi, contrairement à elle. Je m’imaginais déjà me balader dans Paris, connaître la ville par cœur au bout d’un mois et sortir tous les week-ends. Au bout de deux ans, j’ai toujours l’air d’une touriste qui se ballade sur les Champs. On me surprend avec des adresses très sympa et moi je ne peux que citer Starbucks. Je connais le métro, sûrement parce que je passe plus du temps sous Paris que dans la ville. Et ce ne sont pas les bars que j’écume mais plutôt les salles obscures. J’ai troqué mon envie de faire la fête contre l’envie de voir du cinéma, et d’en voir toujours plus. C’est tout de suite moins glamour. Tu sors d’un bar, t’as l’air joyeux et un peu éméché, tu sors d’un cinéma, t’as parfois de la bave au menton et les yeux bouffis.

Et j’ai des amis, et on sort. Mais je n’avais jamais pensé que l’université me prendrait autant de temps, je me sens encore trahie par ce mensonge comme quoi on peut sécher quand on veut là-bas. Et puis on sort, mais pas comme Carrie et ses copines, parce que ça coûte cher ! Carrie, elle doit avoir un super salaire en fait. C’est sûr, elle s’achète des Manolo Blahnik. Moi, je m’achète du Zara (et encore je m’estime heureuse de pouvoir dépenser là-bas mes quelques sous). Et vu que j’ai des lacunes, que je me sens Parisienne autant que j’ai des origines chinoises (c’est-à-dire zéro, nada), quand on se promène c’est pour découvrir de nouveaux endroits, ou faire des expositions. Mais c’est cool, j’ai une vie chouette avec mes amis. Et j’ai des amis chouettes.

Et je vis encore moins Sex & The City, parce que les relations amoureuses j’en ai pas vraiment. Je suis une handicapé sentimentale. Quand je pense être attirée par un garçon, c’est juste parce que je sais que je lui plais et ça me flatte alors dans ma tête je me dis « pourquooiiii paaaas ? ». Du coup, ça flirte et ça parle, et puis plus rien. Au final, il m’énerve et je deviens méchante, je suis vraiment une connasse parfois, mais je vous promets que je ne le fais pas exprès. Et puis, je veux épouser un garçon avec l’accent anglais, pas un bourgeois du 16ème. De toute façon, je veux être Carrie, pas Samantha.

Je voulais être stylée… C’est peut-être le seul truc que j’ai l’impression d’avoir réussi. Parce que j’ai mon style, un peu comme Carrie a le sien, et que je me sens bien dedans. Je ne claque pas 1000€ tous les mois en vêtements, comme j’ai pu souvent le rêver, mais je ne suis pas en manque. Mon seul problème reste le maquillage, parce que je n’ai pas le courage d’apprendre à me rendre joli et je préfère m’acheter des chaussures plutôt que du fard à paupière. Et puis je ne sais pas comment certaines filles font pour toujours être jolies, parce que quand je commence à 8h30 les cours, je n’ai pas envie de me lever à 6h pour choisir les vêtements les plus cools ou me torturer les cheveux pendant vingt minutes. Je ne préfère même pas parler de mes cheveux. Et puis Carrie, elle est toute mince mais on la voit pas faire du sport, c’est quoi son secret ? (Mais je ne la trouve même pas jolie Sarah Jessica Parker).

Je n’ai pas la vie dont je rêvais à Paris, mais elle me convient comme elle est : les études, le cinéma et voir des amis. De toute façon, aujourd’hui, je préfère attendre le Doctor et partir avec lui dans l’univers et le temps. Voyager, c’est mieux que d’avoir l’impression de posséder une ville. Et peut-être que la vie dont je rêvais à Paris, je la vivrais ailleurs quand je serais prête (je sais pas, à Londres par exemple).

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Je suis de retour…

Pour vous jouer un mauvais tour ? Non, pas vraiment. De toute façon, je n’ai jamais vraiment aimé Pokemon. Ce serait hypocrite de ma part de sortir une des phrases les plus cultes de ce dessin-animé pour un article. Même si techniquement, je viens de le faire.  Je voulais juste revenir avec un ton léger, parce que oui, voilà presque deux mois que je n’ai rien posté ! Il y a tout d’abord eu mon travail en tant qu’animatrice, puis mon dernier stage de BAFA (que j’ai validé, youpi) et mon retour sur Paris. J’aurais très bien pu écrire après mon retour dans la capitale, j’étais occupée par mes amis et le cinéma.

Et aujourd’hui, je suis frustrée. Vraiment frustrée. Alors, je vais écrire un article sur tout qui fait que ma frustration devient un problème quotidien. Elle en devient presque ma colocataire. C’est affligeant. Tout d’abord, j’aime être sûr d’utiliser les bons mots, j’ai donc vérifié si j’étais vraiment frustrée et j’ai trouvé :

 « Etat d’une personne n’ayant pas pu satisfaire un désir et l’ayant refoulé » ou 

« Priver quelqu’un de quelque chose sur laquelle il comptait. » Merci linternaute.com.

Après vérification, je suis bien constamment frustrée. En fait, je pense que nous le sommes un peu tous, on préfère juste se voiler la face. C’est malheureux, n’est-ce pas ? Je suis dans ma période très pessimiste, de toute façon je suis française et apparemment les français sont les champions dans le genre pessimistes. Ce qui me chagrine le plus, c’est de voir que ce qui me frustre peut-être vraiment futile. Comme le fait de ne pas trouver les baumes à lèvres que je cherche depuis une semaine (ouai, les Baby Lips et les Lips Smacker Disney), il n’y a vraiment qu’une fille pour se prendre la tête à ce point et chercher dans toutes les boutiques possibles. Autrement dit pas beaucoup, vu que j’ai eu l’idée de chercher à Cherbourg.  J’ai un sacré sens de l’humour. Le fait de devoir choisir entre ma famille (et donc mon chat) et ma vie à Paris, ne pas pouvoir prendre les deux me rend parfois très aigrie. Ne pas savoir dessiner. Ne pas être motivée pour faire du sport. Voilà, je suis frustrée pour ça, des choses qui se règlent facilement, qui s’apprennent… Mais c’est tellement mieux de se plaindre. (je suis frustrée de passer mon temps à me plaindre et vous faire subir tout ça).

Je suis déçue par mon absence sur ce blog, je m’étais promis d’y venir souvent, d’écrire. De beaucoup écrire d’ailleurs, et d’être drôle. Ce n’est pas le cas et je m’en excuse. Heureusement que je n’ai pas des lecteurs frustrés, on serait mal barré. Ce qui m’a le plus frustrée aujourd’hui, c’est ce problème avec le CROUS, ma bourse qui se fait toujours attendre et de voir à quel point je stresse pour de l’argent. C’est… frustrant de se voir si cupide, avide, je sais pas quoi. Et de s’en rendre malade. Je suis frustrée d’attendre ma bourse et je suis frustrée d’être frustrée pour ça. On appelle pas ça la frustraption ? D’ailleurs, j’en ai aussi marre d’attendre ma rentrée, j’ai envie de retourner à la fac (même si les inscriptions m’énervent) pour avoir le sentiment de faire quelque chose d’utile, au moins pour ma personne.

Il n’est pas joyeux ce retour, donc peut-être vous ai-je vraiment jouer un mauvais tour ?  Je ne suis même pas drôle.  Beaucoup de frustration dans cet article, je ne sais même pas si c’est libérateur, mais je devais revenir écrire ici et voilà, c’est fait.  Et ça fait beaucoup de « frustrée », mais je voulais vraiment insister sur le moment pour que vous compreniez bien que je le suis vraiment… frustrée.

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Freaky Friday – semaine 1

Non, je ne vais pas vous parler du film, bien qu’il soit génial et que j’adore la Lindsay Lohan de cette époque (elle était encore jolie), et que la soundtrack soit une de mes favorites. Je trouve ça drôle d’utiliser ce titre, parce qu’à l’instar de Jamie Lee Curtis et Lindsay, j’ai aussi échangé (de rôle, pas de corps) avec ma mère. Oui, pendant deux semaines, je vais devoir faire le ménage, m’occuper des animaux et… *insérer musique qui fait monter la tension* ME FAIRE LA CUISINE. Enfin, pas seulement pour moi mais aussi pour mon frère de bientôt dix-sept ans. Je vous l’ai dit à quel point je suis une catastrophe en cuisine, j’ai donc imaginé me laisser mourir de faim mais c’était une solution trop extrême. Enfin, cette expérience me donne envie de tenir une « journal de bord » parce que ce sera ma première aventure « de vie d’adulte » (parce que oui, j’ai bientôt vingt ans mais je n’ai jamais été seule plus de trois jours et que par conclure je suis une Tanguy un peu, très assistée). Je trouve cette idée assez marrante, et sûrement parfois ennuyante, mais au moins j’ai un article plus ou moins long à suivre. A vous de voir si vous avez envie de perdre votre temps avec ma vie pas-du-tout-palpitante ou de fuir (très vite).

Samedi 13 juillet : les parents et la sœur ont quitté le navire à quatre heure du matin, ils m’ont réveillée parce qu’ils ne sont pas discrets mais j’ai pu leur dire au revoir. Je me suis recouchée, et j’ai entendu des bruits… La maison serait-elle hantée ? Ou un psychopathe est-il entré pour me tuer ? (En fait, c’était juste le chat qui voulait manger et qui fouillait dans son tiroir de bouffe). Malgré l’angoisse de me retrouver seule comme une adulte, j’ai pu dormir presque six heures. Ma première tache fut de nourrir les affreuses bêtes qui nous servent de chats, d’aller voir les lapins (cinq lapins ! dont trois petits bébés) et puis de me nourrir. Je me dis que la vie de ma mère n’est pas si mal, parce que j’ai quand même eu le temps de lire La Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol (qui est vraiment bien au passage) et d’écrire trois lettres (parce que j’aime pas les mails) et d’aller déposer de l’argent à la banque. Bon, je n’ai pas encore fait de lessive, ni tourner le lave-vaisselle, ni fait le ménage et encore moins les courses… Je rirais sûrement moins les jours suivants. J’ai dû affronter une de mes peurs en revanche, ainsi que briser une promesse que je m’étais faîte : j’ai dû aller dans l’enclos de nos chiens pour les nourrir ! J’en suis revenue indemne mais changée. Et me voilà à relater une journée tranquille, et je m’apprête à aller manger (mais quoi ? il n’y a plus rien) et regarder un Disney pour faire une critique et la poster sur Blockbuster Mania.

Dimanche 14 juillet : j’ai fait tourner la machine à laver et le lave-vaisselle. VICTOIRE ! Rien n’a été détruit ou inondé. La fille assistée que je suis a l’espoir de pouvoir un jour vivre seule sans se faire électrocuter ou je sais pas quoi. Bon, je m’étais dit que je ferai le ménage, mais j’ai pas eu le temps. J’ai quand même réussi à étendre le linge, m’occuper un peu des animaux et vider le lave-vaisselle. Mais je voulais profiter du soleil, donc je suis aller à la plage en roller. En rentrant, je suis allée enlever le linge (et non, je ne l’ai pas plié, ni repassé). Enfin, je n’ai fait aucun dégâts (sauf renverser du soda partout sur le meuble de la cuisine). Et après, je suis partie faire du baby-sitting. Journée tranquille un peu, même si j’ai failli à mon devoir de Cosette en ne passant ni l’aspirateur, ni la serpillière.

Lundi 15 juillet : miracle ! J’ai réussi à tenir mon planning et à glander bien comme il faut à côté (les vieilles habitudes ont la vie dure). Pour résumer, j’ai passé l’aspirateur et la serpillière au rez-de-chaussé en portant des Reebok Slimtone et en écoutant RTL2 (en gros j’ai dansé en passant l’aspirateur). J’ai pu finir The Tudors, parce que j’avais hâte, et on a fait les courses avec mon frère. Et j’ai plié le linge. De mon côté, j’ai pu rédiger ma critique, commencer Mansfield Park (certes seulement 30 pages) et j’ai regardé 5 épisodes de Doctor Who. En fait, le temps que j’ai passé devant la TV, c’est celui que ma mère passe au boulot habituellement, donc je comprends qu’elle n’ait pas le temps de tout faire, mais ce n’est pas non plus la mer à boire.

Mardi 16 juillet : devrais-je culpabiliser d’avoir délaissé nos petits lapins et seulement nettoyé la salle de bain ? Il faut dire que j’ai passé la journée à regarder 8 épisodes de Doctor Who et regarder deux films ensuite The Descent et Camping-Car. J’ai vécu une journée normale, ma vie habituelle quoi, j’ai même tellement eu la flemme de manger qu’on a commandé deux grandes pizzas pour 21€90, l’affaire du siècle ! J’ai passé la soirée avec mon frère aussi, nous ne nous sommes même pas frappés. Résultat ? Je suis plutôt contente et un peu fatiguée. Parce que oui, rester couchée devant un écran ça fatigue.

(Mercredi 17) Jeudi 18 juillet : faut pas déconner, ce sont les vacances donc pendant deux jours j’ai fait ce qu’il me plaisait. Mais vu que je suis une gentille Cosette, j’ai quand même tenu la maison. Et aujourd’hui (donc jeudi), j’ai fait à manger. AMEN MOI-MÊME. C’était qu’une salade de pâtes, mais l’eau chauffait pas alors c’était long et j’aime pas quand c’est long. En plus, mon frère n’en a même pas mangé. Ingrat. Sinon les animaux vont bien, mais demain je vais leur faire un peu pus de câlins pour pas qu’ils dépriment.

Vendredi 19 juillet : pourquoi ma mère se plaint de devoir tout faire ? Je demande parce que j’ai pu faire les poussières, vider le lave-vaisselle et regarder encore une huitaine d’épisodes de Doctor Who. C’est une drogue cette série d’ailleurs. En même temps, je pense que j’ai abandonné de tenir convenablement la maison tous les jours. Je suis pas faîte pour être mère au foyer, je crois, et j’en suis plutôt contente. Mais il va quand même falloir que je me décide à repasser l’aspirateur, parce que je commence à avoir pas mal d’allergies. Ma triste triste vie.

Samedi 20 juillet : j’ai pris mon courage à deux mains, j’ai fait une autre machine parce que mon frère porte 10 tee-shirts en 5 jours, je ne sais pas comment il fait. Donc si il lit ça : partage ton secret avec nous, explique-nous comment on fait pour porter autant de vêtements en si peu de temps. J’ai rien lavé, apparemment on s’habitue vite à la saleté. Bon, non, pour de vrai c’est parce que mon frère va faire une soirée et j’attends qu’elle soit passée pour faire LE grand ménage. Je ne suis même pas morte de faim encore, mais il faut dire que ma super salade de pâtes a pu me nourrir pendant plusieurs repas. Repas malin.

Nous voilà donc dimanche, à la moitié de mon aventure en solitaire (pas si solitaire que ça, mon frère est là mais bon) et j’en profite pour faire un petit récapitulatif de cette semaine :

Passer la serpillière : 1x

Passer l’aspirateur : 3x

Faire les poussières : 1x (puta**, ça c’est sale)

Machine à laver : 3x

Lave-vaisselle : 3x

Argent dépensé : plus de la moitié du budget (ah…)

Objets cassés : ZERO. Amen.

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« Plus tard, j’aurais des tatouages de la tête aux pieds ! »

Ça fait plus de deux ans que j’ai fait mon premier tatouage, entre temps j’en ai fait deux autres. J’aime les tatouages, j’aime ce qu’ils peuvent représenter, j’aime le fait que ce soit ancrer en une personne. Mais tout le monde ne peut pas comprendre ou n’approuve le monde du tatouage, il y a plusieurs raisons. Et il ne fait pas encore entièrement parti de nos mœurs, même si de plus en plus de personnes (jeunes ou plus âgées) sautent le pas aujourd’hui. Pourquoi autant de personnes se font tatouer, alors que certains emplois ne les acceptent pas ? Effet de mode ou vouloir s’affirmer ? J’ai essayé de me mettre dans la peau d’une vraie journaliste et de comprendre tout ça (sans succès) ! Et puis, je l’ai dit : j’adore les tatouages, alors je trouvais ça amusant d’écrire dessus. Et je sais que je ne pourrais jamais faire mieux que l’article posté, il y a longtemps déjà, sur Ykone. Me baser seulement sur mon expérience me semblait un peu léger sur un tel sujet, j’ai donc demandé l’aide de quelques personnes : Alizée, Kate, Laurie, Aurélie et Quentin pour ceux qui ont déjà été tatoués : Blandine, Margaux, Marion et encore une Margaux pour celles qui vont bientôt avoir un tatouage ; et enfin Claire et Clarisse pour celles qui ne souhaitent pas se faire tatouer. Je glisserai certaines de leurs réponses au cours de cet article, et je les remercie encore !

Mon premier tatouage.

Le tatouage, c’est vieux comme le monde. Peut-être même que les philosophes n’étaient pas si sages et qu’ils avaient des tatouages, genre Socrate avait peut-être tatoué sur l’épaule « Bad Boy ». Plus sérieusement, le tatouage est une technique ancienne de marquer son corps pour montrer son appartenance, que ce soit à une tribu ou parce qu’il était esclave. J’ai lu d’ailleurs que des momies avaient été retrouvées avec les bras tatoués, des personnes ayant vécu 2000 ans avant J.C, donc le tatouage est réellement ancien. Le mot « tatouage », lui, est plus récent, il a fait pour la première fois son apparition dans notre dictionnaire en 1798, il vient du tahitien : tatau qui signifie marquer ou dessiner. Le tatouage n’avait pas pour simple but, alors, d’orner la peau. L’encre était là pour prouver son identité, avec fierté ou non. Pour la plupart des gens, un tatouage c’est une marque de rébellion, après tout à la télévision ceux qui arborent des tatouages sont des pirates ou des taulards. Pendant longtemps, il a pour ces raisons une vilaine connotation. Ceux qui avaient des tatouages étaient vus comme des marginaux, car avec on se différencie des autres, comme le dit si bien Kate : « Cela peut paraître idiot, mais au départ, l’adolescente rebelle que j’étais a eu envie de se faire tatouer juste pour embêter ma grand-mère. Mais c’était aussi une façon de me démarquer des autres. Je viens d’un tout petit village où tout le monde se ressemble, mais je n’ai jamais était comme tout le monde. ». Les gens biens ne se faisaient pas tatouer. Mais aujourd’hui, c’est différent.

Le tatouage à l’extrême, façon Zombie Boy (de son vrai nom Rick Genest).

Aujourd’hui le tatouage est partout : sur les défilés de mode, à la télévision, dans la rue… Alors qu’avant, on en voyait rarement. C’était l’époque du motif tribal, des fées et des lézards (pire les dauphins). Ce n’était pas vraiment, le genre de tatouage que l’on peut voir maintenant : plus raffinés, plus originaux, … Mais si on en voit partout, c’est parce que c’est devenu une mode comme me le dit Alizée (qui a plusieurs tatouages) : « Je trouve que maintenant, cela a un peu perdu de sa valeur. Tout le monde se tatoue tout et n’importe quoi car c’est plus accessible (si on a des sous ahah), les conditions hygiéniques se sont améliorées et surtout : c’est la mode. » Oui, on voit des tatouages qui peuvent totalement nous dépasser, on se demande si telle personne assumera vraiment vingt ans plus tard ce drôle de tatouage au poignet. Parce que, si pour certains le tatouage doit être réfléchi, pour d’autre il peut se faire sur un coup de tête, c’est le cas de mon amie Aurélie (mais aussi le mien, un peu) : « C’était sur un coup de tête. Enfin, le temps du rendez-vous, de faire le design de mon tatouage, j’ai mis 1/2 semaines pour le faire. » Évidemment, puisque le tatouage est indélébile, on ne peut pas le prendre à la légère, qu’il soit réfléchi ou fait sur un coup de tête, il faut être sûr de l’assumer par la suite. Pas de retour possible en arrière, contrairement au piercing, même si la technologie permet de le faire effacer, ça reste douloureux et cher. En tout cas, tous se mettent d’accord sur la signification du tatouage : il est personnel et raconte quelque chose sur celui qui le possède. Pour Laurie, les tatouages sont son histoire : « Ce sont souvent des choses qui me représentent, des traits de caractères ou des choses que j’aime. Beaucoup de paroles et titres de chansons aussi, qui me définissent. »

Se faire tatouer est une étape importante, il est normal d’hésiter pour son premier tatouage, d’avoir des appréhensions avant de définitivement encrer son corps. Blandine et Margaux y pensent depuis longtemps, mais elles prennent le temps de vraiment réfléchir sur ce qui sera leur premier tatouage. Blandine a peur du regret : « J’ai toujours des moments d’hésitations puisque je ne me suis toujours pas lancé ahah. J’ai peur de m’en lasser, qu’il vieillisse mal, de regretter, qu’il n’est plus la même signification, etc. Le fait de savoir que c’est quelque chose que j’aurai pour toujours après me fait vraiment peur ! », et je la comprends, parce que parfois j’ai l’impression de regretter mon second tatouage (même si je l’aime, pour sa signification et cie) et que j’en suis fière. Margaux, elle attend aussi de trouver le bon tatoueur : « J’hésite aussi à propos du tatoueur, c’est compliqué de faire confiance sur quelque chose qui marquera à vie. A Lyon il y a un tatoueur très reconnu et très doué qu’on m’a conseillé plusieurs fois mais honnêtement j’ai pas accroché, et si je ne peux pas parler de mes doutes et poser mes questions en confiance, c’est même pas la peine d’y penser. En plus il faut trouver quelqu’un qui dessine à la perfection ce que tu te représentes dans ta tête, et comme je suis une dessinatrice médiocre (voire même plus que ça, si ça existe), je ne les aide pas à me comprendre. Je cherche encore celui qui me rassurera. » Parce que tomber sur un mauvais tatoueur, ça peut vite tourner au vinaigre. Alizée a eu de la chance pour ce point : « Je me sens vraiment en confiance avec mon tatoueur. Et ça m’émerveille de voir le talent qu’il a ! ». En tout cas, que ce soit ceux qui ont déjà des tatouages ou celles qui feront bientôt leur premier, ils sont tous d’accord pour dire que d’autres tatouages seront faits ! (C’est un peu une drogue ce truc). Mais c’est une grande étape, et comme Quentin le dit : « Ça m’a fait bizarre de me dire que je suis « marqué » a vie. Première fois que je fais quelque chose comme ça. », on change son corps pour toujours, ce n’est pas quelque chose de futile.

Le tatouage d’Elisa (@sqilor).

Si aujourd’hui est populaire et commence même à se faire accepter dans le monde du travail, celui où on doit faire propre sur soi (parce que c’est bien connu, les tatoués d’avant étaient sales et pas respectables). Certains ont toujours du mal avec cette pratique, ils ne la critiquent pas mais ne l’approuvent pas spécialement, et surtout ne se voient pas avec la peau marquée à vie. « En ce qui concerne les petits tatouages, j’ai un avis différent. Je trouve ça plus distingué, le principe d’avoir un signe/une phrase qui signifie quelque chose me dérange moins. Mais je préfère l’idée de me voir avec un corps « vierge ». Je ne ressens aucunement le besoin de me faire tatouer », me dit Claire, 16 ans. Je suis tatouée, mais comme elle je préfère voir certaines parties de mon corps rester naturelle, j’aime beaucoup les tatouages sur les bras mais je ne pense pas un jour le faire. Alors que certains adolescents se disputent avec leurs parents, Clarisse vit dans une famille où le tatouage est accepté : « Pour ma part c’est assez paradoxal j’adore les tatouages (je peux passer des plombes à regarder des photos !) mais jamais (je pense) je n’en ferai, je vis dans une famille dans laquelle c’est quelque chose d’assez banal : mes parents sont tatoués et ne m’ont jamais interdit de le faire, bien au contraire ils ne comprennent pas que je n’en veuille pas alors que toutes mes amies supplient leurs parents pour en avoir un ! ». Et toutes deux ne trouvent pas forcément le tatouage esthétique après quelques années, parce que ça demande de l’entretien et vu qu’il fait parti de la peau, il vieillit en même temps. Forcément le tatouage n’a plus la même tête dix ans après l’avoir fait. Peut-être qu’aujourd’hui, c’est de ne pas se faire tatouer qui fait de toi quelqu’un d’original, puisque de plus en plus de monde s’en font. Et puis, si tu ne veux pas être encrer à vie : il y a toujours les tatouages éphémères comme ceux qui étaient sortis chez Chanel, mais tu peux en trouver des moins chers. Ceux de Bernard Forever sont adorables, par exemple ! C’est plus le même level que les tattoo de Malabar, par contre.

Le tatouage, c’est avant tout pour soit, une façon de s’approprier son corps, de se démarquer des autres. C’est certes une mode aujourd’hui, mais qui je pense ne va jamais vraiment disparaître aujourd’hui.  

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Les relous du métro

– Excuse-moi, c’est quoi ton nom ?
– … Marie.
– On peut faire connaissance ?
– Non. Je lis.

– Vous êtes jeune, vous n’avez pas besoin de vous asseoir.

Gens qui crachent. Gens qui écoutent la musique sur leur téléphone sans écouteurs.

– Vous n’avez pas le droit de fumer dans le métro. Vous dérangez tout le monde.
– Rendez-moi mon sac ! Ma cigarette ! Aidez-moi !

De l’alcool par terre. Les bébés qui pleurent.

– Veillez patienter quelques instants. Ne descendez pas sur les voies.

– En raison d’un accident grave de voyageurs… Putain de suicidaires.

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Shopaholic un jour, shopaholic toujours…

Nous connaissons tous l’adage « L’argent ne fait pas le bonheur« . Sûrement inventé par les pauvres pour se rassurer. C’est vrai si on se dit que même un riche ne peut pas atteindre le bonheur grâce à sa fortune, on pense qu’on ne perd rien (du moins rien de matériel). Et un jour, un petit malin (un riche cette fois, sûrement) a ajouté le « … mais il y contribue » car oui : dépenser de l’argent, ça peut rendre heureux. Du moins pour un moment.

Dépenser de l’argent, particulièrement quand il a été gagné à la sueur de ton front, c’est un sentiment euphorique. C’est sûr que ce n’est pas en achetant ta baguette du soir que tu vas être heureux. Mais quand tu achètes quelque chose dont tu rêvais, ou même un cadeau pour une personne que tu aimes vraiment, tu te sens bien, presque accompli. Dépenser de l’argent a un effet bénéfique sur notre personne.  Que tu payes par carte bleue ou en liquide, c’est le même sentiment : joie. Pour un moment plus ou moins long certes, donc je ne pense pas qu’Épicure approuve cette façon de vivre, mais les hédonistes seraient fiers des shopaholics.

Ah ! Les accros du shopping, les Rebecca Bloomwood en puissance (la seule et unique Accro du Shopping de Sophia Kinsella) ! Notons que cette addiction ne concerne pas que les femmes. Cette envie de dépenser de l’argent, que l’on a ou que l’on a pas, ce qui peut parfois poser certains problèmes. Il y a beaucoup de personnes qui en souffrent de ces achats compulsifs. Achats qui sur le coup semblent être une très bonne idée, en payant nous sommes excités mais en rentrant, c’est la catastrophe : regrets. Pourtant, on ne peut se résoudre à ramener l’objet en magasin pour se faire rembourser. Non, on le regrette mais on l’aime quand même. Et puis après, on se dit que finalement c’était pas un achat si stupide. On trouvera bien un moment pour porter cette robe ras-la-moule, comme un enterrement de vie de jeune fille. Les shoppaholics ont donc peut-être un problème, un trouble émotionnel, et sont partagés par plusieurs sentiments mais ils sont heureux. Personnellement, je suis heureuse quand j’achète des chaussures (ou qu’on m’en achète). Mes achats sont parfois compulsifs, parfois réfléchis mais dans les deux cas, je suis contente. Un peu comme-ci je détenais le sésame, que je venais de découvrir le Saint-Graal en compagnie d’Indiana Jones.

Et les Picsou (comprendre les radins), sont-ils heureux ? Ces personnes qui économisent, se serrent la ceinture et mangent chez Liddl (alors qu’ils pourraient partir en vacances ou s’acheter une Rolex juste pour se faire plaisir) : sont-ils heureux ? Ils ont de l’argent mais ils s’en privent volontairement. Économiser, c’est bien (un jour, il faudra m’apprendre) mais c’est quand on est trop radin que l’adage s’applique « L’argent ne fait pas le bonheur« . En effet, si tu ne le dépenses pas, tu ne peux pas être heureux parce que ton argent ne te sers à rien : quel est l’intérêt de travailler dur si après tu ne peux pas te faire plaisir ? Rendez votre vie agréable, moins austère, claquez votre salaire pour être heureux.

Alors dégainez votre CB et achetez votre bonheur, que ce soit avec une fringue, de la bouffe ou en offrant des cadeaux. Le bonheur est à portée de doigts, juste dans votre porte-feuille. Et sinon, il y a les choses simples, gratuites, comme des balades en famille dans des jolies parcs.

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