De cinéma et de pop corn

This is Halloween !

J’aime cette période de l’année, elle me rend très nostalgique. Je me souviens encore de mettre les bottes noires de ma maman (bien trop grandes pour moi) pour me déguiser en sorcière, et de m’en servir de sacs à bonbons par la même occasion, aussi de ma perruque de sorcière ou des costumes improvisés avec des sacs poubelles. Je me souviens du mal de ventre après avoir mangé la récolte de bonbons. Et pourquoi pas des portes que l’on te claquent au nez ? Halloween, c’est sympa. Et puis c’est la bonne excuse pour se refaire les films de Tim Burton au cinéma.

C’est d’ailleurs, ce que j’ai fait Max Linder la nuit de 26 ou 27 octobre. Nous avons eu la chance de redécouvrir The NIghtmare Before Christmas, Sleepy Hollow (en 35 mm, un régal pour les yeux) et Corpse Bride, et pour beaucoup de découvrir Ed Wood (le plus personnel du réalisateur). Si la nuit n’était pas magique, elle était parfaitement ancrée dans l’ambiance. Parce que c’était pour Halloween, après tout la nuit était intitulée « L’Halloween de Mr Burton », nous avons eu un paquet de bonbons chacun, mais aussi un concours de cosplay. Nous étions nombreux à y participer, une quarantaine, et une douzaine sont repartis avec figurines, posters et tee-shirts. J’en faisais partie, plutôt fière d’incarner Victor Frankenstein du dernier Burton : Frankenweenie. Vous pouvez voir plus de photos sur le site tim-burton.net.

Cosplays (13)

Ce fut une très bonne nuit, en compagnie de nombreux fans et devant de très bons films. J’ai pu après tout voir deux de mes favoris (devinez lesquels) sur un écran de cinéma, dans des sièges plus que confortables. Mais ce petit article n’est qu’une excuse pour partager ici des photos de l’univers burtonnien. Halloween est demain, c’est maintenant ou jamais !

Et vous, allez-vous fêter Halloween ? Quel sera votre costume cette année ?

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“What” & The City

Quand j’avais treize ans, je regardais Sex & The City sur M6. Et je rêvais de partir et d’avoir une vie aussi chouette que celle de Carrie, d’avoir une bande de copines avec qui déjeuner le midi et sortir le week-end, d’écrire pour un magazine et d’avoir plein de prétendants. Et puis d’avoir l’impression de posséder la ville, pas forcément New York mais au moins Paris. Comme Carrie, je voulais passer de la petite fille de province à une citadine super stylée.

Je suis partie, j’ai tracé ma route vers Paris. Mais c’était trop facile : une chambre m’attendait, de la famille m’accueillait. En gros, j’étais (et je suis toujours) logée, nourrie, blanchie. Je suis déjà loin des petits déboires de Carrie Bradshaw. Je ne suis pas du tout indépendante quoi, contrairement à elle. Je m’imaginais déjà me balader dans Paris, connaître la ville par cœur au bout d’un mois et sortir tous les week-ends. Au bout de deux ans, j’ai toujours l’air d’une touriste qui se ballade sur les Champs. On me surprend avec des adresses très sympa et moi je ne peux que citer Starbucks. Je connais le métro, sûrement parce que je passe plus du temps sous Paris que dans la ville. Et ce ne sont pas les bars que j’écume mais plutôt les salles obscures. J’ai troqué mon envie de faire la fête contre l’envie de voir du cinéma, et d’en voir toujours plus. C’est tout de suite moins glamour. Tu sors d’un bar, t’as l’air joyeux et un peu éméché, tu sors d’un cinéma, t’as parfois de la bave au menton et les yeux bouffis.

Et j’ai des amis, et on sort. Mais je n’avais jamais pensé que l’université me prendrait autant de temps, je me sens encore trahie par ce mensonge comme quoi on peut sécher quand on veut là-bas. Et puis on sort, mais pas comme Carrie et ses copines, parce que ça coûte cher ! Carrie, elle doit avoir un super salaire en fait. C’est sûr, elle s’achète des Manolo Blahnik. Moi, je m’achète du Zara (et encore je m’estime heureuse de pouvoir dépenser là-bas mes quelques sous). Et vu que j’ai des lacunes, que je me sens Parisienne autant que j’ai des origines chinoises (c’est-à-dire zéro, nada), quand on se promène c’est pour découvrir de nouveaux endroits, ou faire des expositions. Mais c’est cool, j’ai une vie chouette avec mes amis. Et j’ai des amis chouettes.

Et je vis encore moins Sex & The City, parce que les relations amoureuses j’en ai pas vraiment. Je suis une handicapé sentimentale. Quand je pense être attirée par un garçon, c’est juste parce que je sais que je lui plais et ça me flatte alors dans ma tête je me dis « pourquooiiii paaaas ? ». Du coup, ça flirte et ça parle, et puis plus rien. Au final, il m’énerve et je deviens méchante, je suis vraiment une connasse parfois, mais je vous promets que je ne le fais pas exprès. Et puis, je veux épouser un garçon avec l’accent anglais, pas un bourgeois du 16ème. De toute façon, je veux être Carrie, pas Samantha.

Je voulais être stylée… C’est peut-être le seul truc que j’ai l’impression d’avoir réussi. Parce que j’ai mon style, un peu comme Carrie a le sien, et que je me sens bien dedans. Je ne claque pas 1000€ tous les mois en vêtements, comme j’ai pu souvent le rêver, mais je ne suis pas en manque. Mon seul problème reste le maquillage, parce que je n’ai pas le courage d’apprendre à me rendre joli et je préfère m’acheter des chaussures plutôt que du fard à paupière. Et puis je ne sais pas comment certaines filles font pour toujours être jolies, parce que quand je commence à 8h30 les cours, je n’ai pas envie de me lever à 6h pour choisir les vêtements les plus cools ou me torturer les cheveux pendant vingt minutes. Je ne préfère même pas parler de mes cheveux. Et puis Carrie, elle est toute mince mais on la voit pas faire du sport, c’est quoi son secret ? (Mais je ne la trouve même pas jolie Sarah Jessica Parker).

Je n’ai pas la vie dont je rêvais à Paris, mais elle me convient comme elle est : les études, le cinéma et voir des amis. De toute façon, aujourd’hui, je préfère attendre le Doctor et partir avec lui dans l’univers et le temps. Voyager, c’est mieux que d’avoir l’impression de posséder une ville. Et peut-être que la vie dont je rêvais à Paris, je la vivrais ailleurs quand je serais prête (je sais pas, à Londres par exemple).

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« It is unsinkable. God himself could not sink this ship. »

Avec ce titre, vous devez vous doutez de quoi je vais vous parler : le RMS Titanic, de la compagnie White Star Line, tristement connu pour son naufrage. Je ne vais pas vous faire un simple article sur le film de Cameron, parce que je risque de pleurer en vous parlant de la scène tragique de la collision avec l’iceberg. Non, si je le fais c’est dans l’espoir de vous convaincre d’aller voir « TITANIC  L’Exposition : de vrais objets | de vrais histoires » qui a commencée aujourd’hui, le 1er juin, et qui se tiendra jusqu’au 15 septembre 2013 au Parc d’expositions, Porte de Versailles.

Cherbourgeoise fidèle, j’étais évidemment allée à celle qui se trouver à la Cité de la Mer. Le fait que le Titanic ait fait une escale à Cherbourg est un peu une fierté, parce qu’on a pas grand chose d’attractif et de vraiment historique là-bas (selon moi, quoi, je suis blasée). Mais le Titanic, c’est déjà énorme et depuis que je suis petite, j’ai grandi avec l’envie d’en découvrir toujours plus sur cette histoire. La Cité de la Mer, c’était trois aquariums, beaucoup de faits scientifiques, un sous-marin militaire à visiter (Le Redoutable) et une attraction qui nous laisse sur notre fin. Cette nouveauté du Titanic, ouvert pour le 100ème anniversaire de cette unique et tragique traversée, a donc été chaudement accueillie (pour ma part, c’était le cas). « Titanic, Retour à Cherbourg » offre la possibilité de revivre le voyage à bord du paquebot et son naufrage, il nous fait découvrir le fonctionnement des appareils, on peut observer des pièces du bateau, en savoir plus sur les voyageurs et connaître les témoignages de certains survivants. Il y a également une partie scientifique : l’état du bateau aujourd’hui, comment ils auraient pu éviter ce drame. C’est ludique.

Le sésame que l’on nous donne pour que nous aussi on puisse voyage, un peu.

L’exposition qui a lieu à Paris nous fait devenir un personnage, on peut se prendre pour Jack sur la proue de l’Insubmersible. Un auto-guide est compris dans le tarif, il nous plonge dans l’époque avec des musiques, des informations très intéressantes. On suit le Titanic de sa conception jusqu’au naufrage. Le plus est bien sûr les objets récupérés au cours des expéditions de RMS Titanic, Inc. Objets personnels, devises de l’époque, mobiliers, services de table. Beaucoup d’objets. On fait la rencontre de voyageurs de la Première Classe (saviez-vous qu’un  Guggenheim était à bord ?!), les lieux qu’ils côtoyaient. Puis l’on découvre la Seconde Classe, vient ensuite la Troisième Classe (avec la famille Goodwin) pour terminer par le cœur du bateau. L’ambiance s’assombrit et voilà le naufrage, on nous met d’ailleurs en condition. Ici aussi, il y a tout un aspect scientifique sur comment ils ont pu récupérer des objets, comment ils ont fait pour les garder en bon état. Bref, c’est intéressant. Cette exposition est un vrai coup de cœur, elle permet de comprendre pourquoi l’inévitable aurait pu être évitable, pourquoi tant de personnes ont perdu la vie (bon, oui, l’organisation des canots de sauvetage était merdique !) et que beaucoup ce sont retrouvés sur ce bateau malgré eux. Beaucoup d’émotion quoi ! Je me suis aussi rendue compte (encore mais ça me surprend toujours) à quel point le casting de Cameron est ressemblant aux  malheureux qui se trouvaient réellement sur le RMS Titanic.

Et la boutique de souvenirs fait très envie, surtout aux fans ! Vous rêvez de prendre le thé dans un service estampé par la White Star Line ? C’est possible, vous pouvez même choisir selon les différentes classes. Les photos sont interdites, ce qui est compréhensible vu l’état fragile des trésors récupérés au fond de l’océan. J’espère que vous ne la manquerez pas, elle vaut le coup, une nouvelle façon de redécouvrir le mythique paquebot  ! Et vous pouvez aussi aller à celle de Cherbourg cet été, pour me faire coucou en même temps !

Plus d’infos :

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Une fille et le foot…

Oui, j’ai osé mettre un GIF du fessier de Beckham. Source : Tumblr.

BUUUUUUUUUUUUUT ! Et ça hurle, ça se jette par terre. Quand il y a un match de foot, je ne vis plus dans une maison normale mais chez des fous.

Je n’ai jamais aimé le foot (sûrement à cause d’un traumatisme dû à un ballon de foot en plein ventre qui m’a propulsé dans une haie quand j’étais petite, passons), je n’ai jamais compris pourquoi tant d’engouement devant des mecs stupides, mal coiffés et tatoués n’importe comment qui courent comme des chiens après une balle. A part Zidane et David Beckham, je ne connaissais personne du foot.

Pour moi, le monde du football est scandaleux. Je le désapprouve totalement. Ils sont bien trop payés pour ce qu’ils font, surtout si l’argent sert à payer des putes après (pardon). Ils vivent dans l’opulence et arrivent encore à se plaindre. Je trouve les joueurs de foot ingrats. Quand tu les écoutes, tu vois que c’est creux, à part le foot, ils n’ont pas vraiment de culture. C’est bien triste pour eux. Ils donnent souvent une mauvaise image de leur équipe : irrespectueux, insultants et mauvais joueur. On fait toujours tout un foin pour le foot alors que des sports comme le handball et rugby méritent plus de publicités. Mais je m’aventure dans un sujet qui ne me concerne pas vraiment, puisque je ne suis absolument pas calée niveau sport. Je suis une larve.

Mais depuis que je vis chez des fans de foot, j’ai dû apprendre à supporter les soirées de match. Et j’ai appris à aimer ça… En petite quantité, c’est marrant et supportable. C’est drôle de les voir simuler. L’ambiance, particulièrement quand l’équipe soutenue met un but, est sympa mais aussi hilarante. J’adore les voir s’exciter devant leur écran. Et j’adore les entendre sortir des insultes combinées de manière étrange à l’égard de joueurs de l’équipe adverse. Et j’aime surtout les voir casser le mobilier quand Paris marque un but décisif à la dernière minute. C’est magnifique ! En tout cas, ils me donnent bien envie de vive un match en live sur place. Il parait que ça sent bon en plus, l’herbe et la bouffe, ça doit être cool. Sinon en général, je trouve ça ennuyeux, il faudrait qu’il marque durant les 90 minutes de jeu, mais ce n’est pas le cas du coup je prends un livre et je le lâche seulement quand je vois que ça commence à crier dans la TV (et le salon), comme ça ma soirée reste un peu constructive.

Et puis, si j’étais vraiment franche : j’ai vraiment commencé à regarder les matchs entièrement pour voir le petit cul de David bien moulé dans le short du PSG. Le foot prend tout son sens quand un Dieu joue. Ce que je suis futile !

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Les bancs de la FAC.

université [ynivɛrsite] n. f Groupe d’écoles, nommées, suivant les pays, facultés ou collèges, qui dispensent l’enseignement supérieur : l’université d’Oxford. || Bâtiments d’une université.

Voilà la définition que je trouve dans le vieux Nouveau Petit Larousse en couleurs que j’ai volé à ma mère quand j’étais au collège, aujourd’hui si on cherche sur internet, elle a un peu été mis à jour : définition d’université. La fac où j’étudie est même citée, ça devient sérieux, on ne rigole plus.

Vous avez donc deviné, ou vous le saviez déjà sûrement : je suis étudiante. Et parce que j’aime venir ici pour me plaindre, pleurer et geindre, j’ai décidé de vous écrire pour vous dire la vérité, toute la vérité, sur l’université. Bien sûr, cela ne sera que mon avis, et seulement le mien, tiré d’expériences personnelles.  J’ai l’impression de témoigner contre un crime à m’exprimer ainsi !

Le coeur léger, le bac dans la poche, je pensais vivre une nouvelle expérience qui me ferait grandir, m’apprendrait les vraies choses de la vie ! Que nenni. Tout d’abord, s’inscrire à Paris X est un parcours du combattant, il faut aller de bâtiments en bâtiments. Et il me manquait un petit papier, juste un. J’ai pas pu m’inscrire. J’ai pleuré (parce que je pleure souvent, surtout si je suis contrariée). Donc oui, la première fois que je me rendais dans ce lieu qui devait me permettre de devenir une adulte, je me suis retrouvée à pleurer à cause de l’administration. Deux jours après, j’ai pu m’inscrire mais quand même ! Il y a aussi ce qu’on appelle les « inscriptions pédagogiques », nouveau parcours du combattant qui consiste à faire… L’emploi du temps (dîtes EDT) ! Et quoique tu fasses, il sera toujours pourri avec parfois seulement une demi-heure pour manger ou bien tu finiras après 18h. Et là, tu commences un peu à regretter le lycée. Oh ! Bonne nouvelle : cette épreuve, il faudra la refaire à chaque semestre !

C’est bon, nous avons survécu à ces épreuves d’inscription, il faut maintenant affronter les TD blindés et les CM dans des amphi gelés. En allant à l’université, je pensais pouvoir me la couler douce. Seconde fois : que nenni ! Ta présence est contrôlée pour les TD, ils font l’appel, et au bout de trois absences : tu dois aller au rattrapage. Et pour enfoncer le clou, rendre cette tragédie encore plus tragique, en cette deuxième année d’étude (oui, je suis arrivée jusqu’en L2, c’est surprenant), nous n’avons que des TD dans mon parcours, Lettres Modernes Parcours Interculturel Bilingue (moi-même je n’ai pas encore vraiment compris le but de cette licence). Donc au final, ça ressemble au lycée, les cours, sauf que les prof en ont plus rien à foutre des élèves, des étudiants pardon, et se contentent de lire leurs cours. Je suis de mauvaise foi, j’en ai au des très agréables et très bons qui font tout pour nous aider. Puis, il y a les partiels (écoutez ceci et dîtes « partiel » en continu) avec le stress et le fait de savoir que tu as tout raté. C’est une période sombre pour les étudiants, où la vie perd tout son sens. Bon après, il y a les feignasses comme moi, qui ne prennent pas ça au sérieux et le regrette après. Mais j’essaie de changer.

Partiel rime avec stress, et souvent apparaissent les kilo de stress. Et ils nous aident vraiment à manger diététique au CROUS. Ironie. Oui, donc si tu n’es pas sportif, quand tu vas à la fac, tu es condamné à grossir. Ils compensent en nous proposant plusieurs sports, pour la modique somme de trente euros l’année, et pour ce quatrième semestre : je vais tenter de muscler mon corps tout flasque.

Pour finir, je souhaite partager avec vous cette citation de Honoré de Balzac que j’ai trouvé :

« L’ennui naquit un jour de l’Université. »

Sur ces derniers mots très poétiques, je vous laisse. Je dois me préparer mentalement à retourner sur les bancs de la fac.

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