De cinéma et de pop corn, De la vie palpitante d'une fille pas palpitante, De séries et d'addictions, De vêtements et de chaussures

“What” & The City

Quand j’avais treize ans, je regardais Sex & The City sur M6. Et je rêvais de partir et d’avoir une vie aussi chouette que celle de Carrie, d’avoir une bande de copines avec qui déjeuner le midi et sortir le week-end, d’écrire pour un magazine et d’avoir plein de prétendants. Et puis d’avoir l’impression de posséder la ville, pas forcément New York mais au moins Paris. Comme Carrie, je voulais passer de la petite fille de province à une citadine super stylée.

Je suis partie, j’ai tracé ma route vers Paris. Mais c’était trop facile : une chambre m’attendait, de la famille m’accueillait. En gros, j’étais (et je suis toujours) logée, nourrie, blanchie. Je suis déjà loin des petits déboires de Carrie Bradshaw. Je ne suis pas du tout indépendante quoi, contrairement à elle. Je m’imaginais déjà me balader dans Paris, connaître la ville par cœur au bout d’un mois et sortir tous les week-ends. Au bout de deux ans, j’ai toujours l’air d’une touriste qui se ballade sur les Champs. On me surprend avec des adresses très sympa et moi je ne peux que citer Starbucks. Je connais le métro, sûrement parce que je passe plus du temps sous Paris que dans la ville. Et ce ne sont pas les bars que j’écume mais plutôt les salles obscures. J’ai troqué mon envie de faire la fête contre l’envie de voir du cinéma, et d’en voir toujours plus. C’est tout de suite moins glamour. Tu sors d’un bar, t’as l’air joyeux et un peu éméché, tu sors d’un cinéma, t’as parfois de la bave au menton et les yeux bouffis.

Et j’ai des amis, et on sort. Mais je n’avais jamais pensé que l’université me prendrait autant de temps, je me sens encore trahie par ce mensonge comme quoi on peut sécher quand on veut là-bas. Et puis on sort, mais pas comme Carrie et ses copines, parce que ça coûte cher ! Carrie, elle doit avoir un super salaire en fait. C’est sûr, elle s’achète des Manolo Blahnik. Moi, je m’achète du Zara (et encore je m’estime heureuse de pouvoir dépenser là-bas mes quelques sous). Et vu que j’ai des lacunes, que je me sens Parisienne autant que j’ai des origines chinoises (c’est-à-dire zéro, nada), quand on se promène c’est pour découvrir de nouveaux endroits, ou faire des expositions. Mais c’est cool, j’ai une vie chouette avec mes amis. Et j’ai des amis chouettes.

Et je vis encore moins Sex & The City, parce que les relations amoureuses j’en ai pas vraiment. Je suis une handicapé sentimentale. Quand je pense être attirée par un garçon, c’est juste parce que je sais que je lui plais et ça me flatte alors dans ma tête je me dis « pourquooiiii paaaas ? ». Du coup, ça flirte et ça parle, et puis plus rien. Au final, il m’énerve et je deviens méchante, je suis vraiment une connasse parfois, mais je vous promets que je ne le fais pas exprès. Et puis, je veux épouser un garçon avec l’accent anglais, pas un bourgeois du 16ème. De toute façon, je veux être Carrie, pas Samantha.

Je voulais être stylée… C’est peut-être le seul truc que j’ai l’impression d’avoir réussi. Parce que j’ai mon style, un peu comme Carrie a le sien, et que je me sens bien dedans. Je ne claque pas 1000€ tous les mois en vêtements, comme j’ai pu souvent le rêver, mais je ne suis pas en manque. Mon seul problème reste le maquillage, parce que je n’ai pas le courage d’apprendre à me rendre joli et je préfère m’acheter des chaussures plutôt que du fard à paupière. Et puis je ne sais pas comment certaines filles font pour toujours être jolies, parce que quand je commence à 8h30 les cours, je n’ai pas envie de me lever à 6h pour choisir les vêtements les plus cools ou me torturer les cheveux pendant vingt minutes. Je ne préfère même pas parler de mes cheveux. Et puis Carrie, elle est toute mince mais on la voit pas faire du sport, c’est quoi son secret ? (Mais je ne la trouve même pas jolie Sarah Jessica Parker).

Je n’ai pas la vie dont je rêvais à Paris, mais elle me convient comme elle est : les études, le cinéma et voir des amis. De toute façon, aujourd’hui, je préfère attendre le Doctor et partir avec lui dans l’univers et le temps. Voyager, c’est mieux que d’avoir l’impression de posséder une ville. Et peut-être que la vie dont je rêvais à Paris, je la vivrais ailleurs quand je serais prête (je sais pas, à Londres par exemple).

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De rien du tout

« Plus tard, j’aurais des tatouages de la tête aux pieds ! »

Ça fait plus de deux ans que j’ai fait mon premier tatouage, entre temps j’en ai fait deux autres. J’aime les tatouages, j’aime ce qu’ils peuvent représenter, j’aime le fait que ce soit ancrer en une personne. Mais tout le monde ne peut pas comprendre ou n’approuve le monde du tatouage, il y a plusieurs raisons. Et il ne fait pas encore entièrement parti de nos mœurs, même si de plus en plus de personnes (jeunes ou plus âgées) sautent le pas aujourd’hui. Pourquoi autant de personnes se font tatouer, alors que certains emplois ne les acceptent pas ? Effet de mode ou vouloir s’affirmer ? J’ai essayé de me mettre dans la peau d’une vraie journaliste et de comprendre tout ça (sans succès) ! Et puis, je l’ai dit : j’adore les tatouages, alors je trouvais ça amusant d’écrire dessus. Et je sais que je ne pourrais jamais faire mieux que l’article posté, il y a longtemps déjà, sur Ykone. Me baser seulement sur mon expérience me semblait un peu léger sur un tel sujet, j’ai donc demandé l’aide de quelques personnes : Alizée, Kate, Laurie, Aurélie et Quentin pour ceux qui ont déjà été tatoués : Blandine, Margaux, Marion et encore une Margaux pour celles qui vont bientôt avoir un tatouage ; et enfin Claire et Clarisse pour celles qui ne souhaitent pas se faire tatouer. Je glisserai certaines de leurs réponses au cours de cet article, et je les remercie encore !

Mon premier tatouage.

Le tatouage, c’est vieux comme le monde. Peut-être même que les philosophes n’étaient pas si sages et qu’ils avaient des tatouages, genre Socrate avait peut-être tatoué sur l’épaule « Bad Boy ». Plus sérieusement, le tatouage est une technique ancienne de marquer son corps pour montrer son appartenance, que ce soit à une tribu ou parce qu’il était esclave. J’ai lu d’ailleurs que des momies avaient été retrouvées avec les bras tatoués, des personnes ayant vécu 2000 ans avant J.C, donc le tatouage est réellement ancien. Le mot « tatouage », lui, est plus récent, il a fait pour la première fois son apparition dans notre dictionnaire en 1798, il vient du tahitien : tatau qui signifie marquer ou dessiner. Le tatouage n’avait pas pour simple but, alors, d’orner la peau. L’encre était là pour prouver son identité, avec fierté ou non. Pour la plupart des gens, un tatouage c’est une marque de rébellion, après tout à la télévision ceux qui arborent des tatouages sont des pirates ou des taulards. Pendant longtemps, il a pour ces raisons une vilaine connotation. Ceux qui avaient des tatouages étaient vus comme des marginaux, car avec on se différencie des autres, comme le dit si bien Kate : « Cela peut paraître idiot, mais au départ, l’adolescente rebelle que j’étais a eu envie de se faire tatouer juste pour embêter ma grand-mère. Mais c’était aussi une façon de me démarquer des autres. Je viens d’un tout petit village où tout le monde se ressemble, mais je n’ai jamais était comme tout le monde. ». Les gens biens ne se faisaient pas tatouer. Mais aujourd’hui, c’est différent.

Le tatouage à l’extrême, façon Zombie Boy (de son vrai nom Rick Genest).

Aujourd’hui le tatouage est partout : sur les défilés de mode, à la télévision, dans la rue… Alors qu’avant, on en voyait rarement. C’était l’époque du motif tribal, des fées et des lézards (pire les dauphins). Ce n’était pas vraiment, le genre de tatouage que l’on peut voir maintenant : plus raffinés, plus originaux, … Mais si on en voit partout, c’est parce que c’est devenu une mode comme me le dit Alizée (qui a plusieurs tatouages) : « Je trouve que maintenant, cela a un peu perdu de sa valeur. Tout le monde se tatoue tout et n’importe quoi car c’est plus accessible (si on a des sous ahah), les conditions hygiéniques se sont améliorées et surtout : c’est la mode. » Oui, on voit des tatouages qui peuvent totalement nous dépasser, on se demande si telle personne assumera vraiment vingt ans plus tard ce drôle de tatouage au poignet. Parce que, si pour certains le tatouage doit être réfléchi, pour d’autre il peut se faire sur un coup de tête, c’est le cas de mon amie Aurélie (mais aussi le mien, un peu) : « C’était sur un coup de tête. Enfin, le temps du rendez-vous, de faire le design de mon tatouage, j’ai mis 1/2 semaines pour le faire. » Évidemment, puisque le tatouage est indélébile, on ne peut pas le prendre à la légère, qu’il soit réfléchi ou fait sur un coup de tête, il faut être sûr de l’assumer par la suite. Pas de retour possible en arrière, contrairement au piercing, même si la technologie permet de le faire effacer, ça reste douloureux et cher. En tout cas, tous se mettent d’accord sur la signification du tatouage : il est personnel et raconte quelque chose sur celui qui le possède. Pour Laurie, les tatouages sont son histoire : « Ce sont souvent des choses qui me représentent, des traits de caractères ou des choses que j’aime. Beaucoup de paroles et titres de chansons aussi, qui me définissent. »

Se faire tatouer est une étape importante, il est normal d’hésiter pour son premier tatouage, d’avoir des appréhensions avant de définitivement encrer son corps. Blandine et Margaux y pensent depuis longtemps, mais elles prennent le temps de vraiment réfléchir sur ce qui sera leur premier tatouage. Blandine a peur du regret : « J’ai toujours des moments d’hésitations puisque je ne me suis toujours pas lancé ahah. J’ai peur de m’en lasser, qu’il vieillisse mal, de regretter, qu’il n’est plus la même signification, etc. Le fait de savoir que c’est quelque chose que j’aurai pour toujours après me fait vraiment peur ! », et je la comprends, parce que parfois j’ai l’impression de regretter mon second tatouage (même si je l’aime, pour sa signification et cie) et que j’en suis fière. Margaux, elle attend aussi de trouver le bon tatoueur : « J’hésite aussi à propos du tatoueur, c’est compliqué de faire confiance sur quelque chose qui marquera à vie. A Lyon il y a un tatoueur très reconnu et très doué qu’on m’a conseillé plusieurs fois mais honnêtement j’ai pas accroché, et si je ne peux pas parler de mes doutes et poser mes questions en confiance, c’est même pas la peine d’y penser. En plus il faut trouver quelqu’un qui dessine à la perfection ce que tu te représentes dans ta tête, et comme je suis une dessinatrice médiocre (voire même plus que ça, si ça existe), je ne les aide pas à me comprendre. Je cherche encore celui qui me rassurera. » Parce que tomber sur un mauvais tatoueur, ça peut vite tourner au vinaigre. Alizée a eu de la chance pour ce point : « Je me sens vraiment en confiance avec mon tatoueur. Et ça m’émerveille de voir le talent qu’il a ! ». En tout cas, que ce soit ceux qui ont déjà des tatouages ou celles qui feront bientôt leur premier, ils sont tous d’accord pour dire que d’autres tatouages seront faits ! (C’est un peu une drogue ce truc). Mais c’est une grande étape, et comme Quentin le dit : « Ça m’a fait bizarre de me dire que je suis « marqué » a vie. Première fois que je fais quelque chose comme ça. », on change son corps pour toujours, ce n’est pas quelque chose de futile.

Le tatouage d’Elisa (@sqilor).

Si aujourd’hui est populaire et commence même à se faire accepter dans le monde du travail, celui où on doit faire propre sur soi (parce que c’est bien connu, les tatoués d’avant étaient sales et pas respectables). Certains ont toujours du mal avec cette pratique, ils ne la critiquent pas mais ne l’approuvent pas spécialement, et surtout ne se voient pas avec la peau marquée à vie. « En ce qui concerne les petits tatouages, j’ai un avis différent. Je trouve ça plus distingué, le principe d’avoir un signe/une phrase qui signifie quelque chose me dérange moins. Mais je préfère l’idée de me voir avec un corps « vierge ». Je ne ressens aucunement le besoin de me faire tatouer », me dit Claire, 16 ans. Je suis tatouée, mais comme elle je préfère voir certaines parties de mon corps rester naturelle, j’aime beaucoup les tatouages sur les bras mais je ne pense pas un jour le faire. Alors que certains adolescents se disputent avec leurs parents, Clarisse vit dans une famille où le tatouage est accepté : « Pour ma part c’est assez paradoxal j’adore les tatouages (je peux passer des plombes à regarder des photos !) mais jamais (je pense) je n’en ferai, je vis dans une famille dans laquelle c’est quelque chose d’assez banal : mes parents sont tatoués et ne m’ont jamais interdit de le faire, bien au contraire ils ne comprennent pas que je n’en veuille pas alors que toutes mes amies supplient leurs parents pour en avoir un ! ». Et toutes deux ne trouvent pas forcément le tatouage esthétique après quelques années, parce que ça demande de l’entretien et vu qu’il fait parti de la peau, il vieillit en même temps. Forcément le tatouage n’a plus la même tête dix ans après l’avoir fait. Peut-être qu’aujourd’hui, c’est de ne pas se faire tatouer qui fait de toi quelqu’un d’original, puisque de plus en plus de monde s’en font. Et puis, si tu ne veux pas être encrer à vie : il y a toujours les tatouages éphémères comme ceux qui étaient sortis chez Chanel, mais tu peux en trouver des moins chers. Ceux de Bernard Forever sont adorables, par exemple ! C’est plus le même level que les tattoo de Malabar, par contre.

Le tatouage, c’est avant tout pour soit, une façon de s’approprier son corps, de se démarquer des autres. C’est certes une mode aujourd’hui, mais qui je pense ne va jamais vraiment disparaître aujourd’hui.  

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Une paire de fesses; une paire de jeans.

Source : Tumblr

C’est un peu le rêve de toutes les filles… Et des garçons.

Dans quelques jours une nouvelle année va débuter, les fêtes vont donc se terminer et les pleurs sur la balance vont commencer. Tout le monde ne se soucie pas du poids pris pendant cette période festive mais faisons comme-ci. Donc dans quelques jours, nous allons tous monter sur la balance et nous allons tous nous demander « POURQUOI ? Pourquoi ai-je repris trois fois de la Bûche et déjà fini ma boîte de chocolats ? » et nous nous effondrerons tous sur nos lits. Pleurer un litre de larmes fait maigrir ? Non… Tant pis.

Et viendra ensuite la dure tache, la plus horrible, celle qui nous fait suer… Non, pas courir. Enfiler son pantalon. Ce dernier bouton qui refusera de se fermer. Les coutures qui vont craquer. Heureusement que les soldes suivent et nous pourrons donc acheter de nouveaux vêtements dans lesquels entreront nos kilos en trop. Cet article est surtout à la base pour me plaindre parce que je ne trouve jamais de jeans qui me conviennent. J’ai surement des jambes difformes mais il ne faut pas non plus abuser. Il faudrait expliquer à Mango, Pimkie et autres que des skinny ne sont pas des jeans droits et que par conséquent ils doivent serrer la cheville. Quand il taille bien, la couleur n’est pas belle et quand il a des motifs trop swag (oui, je l’ai dit), il te fait un gros cul. Le plus frustrant reste quand un jean met tes formes charnues en valeur mais ô malheur il y a bien 6 centimètres en trop. Y penser me donne envie de rouler en boule et de pleurer, en petite culotte parce que mes jeans ne me vont plus. Je concède aussi que je suis très difficile, je ne me contente pas de n’importe quoi voyons. Un jour, je vais abandonner la chasse aux jeans parfaits et ne porter plus que des joggings, ou si je décide vraiment de me rebeller plus que des leggings. Ou me mettre au régime et chercher plus ardemment. Sinon, je deviens riche et je vais me faire des pantalons sur mesure, mais ce n’est pas avec six heures de baby-sitting par semaine que je vais rejoindre J.K. Rowling dans le top des multi-richissimes.

Puis des fois, on a de la chance et on trouve le jean parfait, ou le short (dans mon cas) et on le porte, on l’use et un jour… Tu pleures quand ta mère te fait remarqué que les coutures ont craquées. Ce fut le pire jour de ma vie de fille, sans vouloir exagérer. Et quand tu ne sais pas coudre, c’est encore plus une catastrophe. Mais ce sont les aléas de la vie, c’est comme ça : un jour ton jean favoris te va et le lendemain CRAC c’est la fin… Bon, il y a pire dans la vie qu’un jean qui craque comme la famine dans le Tiers Monde ou la guerre, mais sur le moment tu as envie de mourir. C’est peut-être parce que nous faisons parti d’une société de consommation, que l’apparence compte plus que tout mais c’est comme ça. Personne n’aime quand son jean craque parce qu’on a grossi. Bon, c’est toujours le même cirque après la fête (et je suis un mouton d’en parler), on chouine parce qu’on a pris 1kg et qu’on prétend avoir pris 10kg, car on aime exagérer, et puis la plupart du temps, on les perd quelques mois après. Et si t’es malin, tu recouds ton jean et tu rentreras à nouveau dedans.

Après ces jérémiades, je vous laisse et je vais m’armer pour trouver à partir du 9 janvier (date à marqué sur le calendrier, ce sont les soldes qui commencent!) de nouveaux pantalons ! Je suis en grosse pénurie de jeans et pantalons (comme de robes, jupes et pulls mais là n’est pas le problème)(je vais finir nudiste, je n’aurai plus de problèmes).

Bisous sur vos deux fesses.

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