De cinéma et de pop corn

Minute-ciné : Eternal Sunshine of the Spotless Mind

« I could die right now, Clem. I’m just… happy. I’ve never felt that before. I’m just exactly where I want to be. » – Joel Barish.

ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND réalisé par Michel Gondry,  sorti en 2004. Avec Jim Carrey, Kate Winslet, Kirsten Dunst, Elijah Wood, etc…

De quoi ça parle ? Joel et Clementine ne voient plus que les mauvais côtés de leur tumultueuse histoire d’amour, au point que celle-ci fait effacer de sa mémoire toute trace de cette relation. Effondré, Joel contacte l’inventeur du procédé Lacuna, le Dr. Mierzwiak, pour qu’il extirpe également de sa mémoire tout ce qui le rattachait à Clementine. Deux techniciens, Stan et Patrick, s’installent à son domicile et se mettent à l’oeuvre, en présence de la secrétaire, Mary. Les souvenirs commencent à défiler dans la tête de Joel, des plus récents aux plus
anciens, et s’envolent un à un, à jamais.
Mais en remontant le fil du temps, Joel redécouvre ce qu’il aimait depuis toujours en Clementine – l’inaltérable magie d’un amour dont rien au monde ne devrait le priver. Luttant de toutes ses forces pour préserver ce trésor, il engage alors une bataille de la dernière chance contre Lacuna…

J’ai pour ce film beaucoup d’affection, tout d’abord parce que je suis un peu narcissique et j’aime voir Kate Winslet porter mon prénom, mais parce que je l’ai découvert à un moment plutôt triste de ma vie. Ce film est un bijou visuellement et musicalement parlant, nous sommes transportés dans l’univers de Joel, dans ses souvenirs et c’est captivant. J’aime la relation qui unit les deux protagonistes. J’aime ce casting diversifié et talentueux. Ce film est à voir et à revoir (pour bien le comprendre).

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De rien du tout

Freaky Friday – semaine 2

Et voici la suite de mes aventures (enfin c’est un grand mot), vous pouvez retrouver la première partie ici. Donc, je vais continuer de tenir mon petit journal de ma première expérience de vie d’adulte !

Lundi 22 juillet : CA-TAS-TRO-PHE  sur le navire. Je suis rentrée ce matin et j’ai trouvé ma chambre inondée. Vive le velux ouvert pendant l’orage, repose en paix jolie édition de Mansfield Park, va prendre une douche charmante housse de couette. Me voilà donc SLD (sans lit fixe) jusqu’à ce que mon matelas sèche complètement. Et vu qu’il y avait la soirée de mon frère, je l’ai un peu aidé à nettoyer et ranger (avec sa copine aussi). Nous avons dû refaire des courses, et qu’est-ce qu’on peut manger mal et toujours pareil : pâtes et cordon bleu. J’ai eu une bonne nouvelle, le retour de mes parents est avancé : manger, ne plus tout nettoyer, redevenir un bébé. Ah oui, en plus, j’ai eu un accident avec la machine à laver, en gros elle salissait au lieu de laver.

Mardi 23 juillet : vivre seule ma fatigue, il faut croire. J’ai oublié de m’occuper des petits lapins, j’ai seulement nourri les chats parce que le mien vient carrément me surveiller au bout de mon lit, il me regarde avec insistance et envoie des ondes pour me réveiller. Et ça marche. Mais je suis sortie, et j’ai donc dû m’habiller et me rendre présentable, du coup j’ai oublié de tout faire. Vivement que ma famille revienne !

Mercredi 23 juillet : vu que le retour de mes parents est avancé à une journée, j’ai commencé le grand nettoyage. Il le faut, car ma mère est encore plus maniaque que Monica Geller (et ça fait peur) donc j’ai passé ma tenue la pus moche et la plus confortable pour commencer ce nettoyage de printemps (ou plutôt d’été), et je m’applique tellement que ça met des heures ! Mais j’espère comme ça en tirer une récompense… Je suis super charitable comme nana. Et on s’est occupé des lapins, on leur a fait des câlins. Les amours !

Jeudi 24 juillet : je pense que le ras-de-bol m’a possédée et je n’ai absolument rien fait. En même temps, j’avais juste envie de sortir et de jouer à mon nouveau jouet (ma superbe 3DS XL Animal Crossing) et le soir, je sortais avec des amis. Les vacances, ça sert a ça aussi. Et même si cela veut dire que j’aurais tout à nettoyer demain et à pleurer.

Vendredi 25 juillet : aspirateur, serpillière, nettoyer les moindres recoins de la cuisine et de la salle de bain… Mais qu’est-ce que c’est long ! Et fatiguant. Mes parents sont rentrés ce soir et n’ont même pas été satisfaits (bon ok, on aurait peut-être dû jeter les pommes de terre pourries, ainsi que les carottes). Du coup, je me suis tuée à la tache pour au final me faire engueuler et voir ma mère refaire le ménage. Donc… J’en déduis que je ne sais pas tenir une maison et que je vais devoir vivre au crochet des mes parents pour toujours, ou me trouver un riche qui a de quoi payer une femme de ménage et un cuisinier.

Résultats : j’étais bien toute seule à la maison, il n’y avait personne pour me prendre la tête sur un brin de poussière oublié. J’ai juste besoin de quelqu’un pour me faire à manger, sinon je risque de me laisser mourir de faim.  Cette seconde semaine me semble avoir été plus brève (normal) mais aussi plus posée, j’ai moins bossé (autant pour BM que pour le ménage), je me suis crue en vacances quoi !

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« It is unsinkable. God himself could not sink this ship. »

Avec ce titre, vous devez vous doutez de quoi je vais vous parler : le RMS Titanic, de la compagnie White Star Line, tristement connu pour son naufrage. Je ne vais pas vous faire un simple article sur le film de Cameron, parce que je risque de pleurer en vous parlant de la scène tragique de la collision avec l’iceberg. Non, si je le fais c’est dans l’espoir de vous convaincre d’aller voir « TITANIC  L’Exposition : de vrais objets | de vrais histoires » qui a commencée aujourd’hui, le 1er juin, et qui se tiendra jusqu’au 15 septembre 2013 au Parc d’expositions, Porte de Versailles.

Cherbourgeoise fidèle, j’étais évidemment allée à celle qui se trouver à la Cité de la Mer. Le fait que le Titanic ait fait une escale à Cherbourg est un peu une fierté, parce qu’on a pas grand chose d’attractif et de vraiment historique là-bas (selon moi, quoi, je suis blasée). Mais le Titanic, c’est déjà énorme et depuis que je suis petite, j’ai grandi avec l’envie d’en découvrir toujours plus sur cette histoire. La Cité de la Mer, c’était trois aquariums, beaucoup de faits scientifiques, un sous-marin militaire à visiter (Le Redoutable) et une attraction qui nous laisse sur notre fin. Cette nouveauté du Titanic, ouvert pour le 100ème anniversaire de cette unique et tragique traversée, a donc été chaudement accueillie (pour ma part, c’était le cas). « Titanic, Retour à Cherbourg » offre la possibilité de revivre le voyage à bord du paquebot et son naufrage, il nous fait découvrir le fonctionnement des appareils, on peut observer des pièces du bateau, en savoir plus sur les voyageurs et connaître les témoignages de certains survivants. Il y a également une partie scientifique : l’état du bateau aujourd’hui, comment ils auraient pu éviter ce drame. C’est ludique.

Le sésame que l’on nous donne pour que nous aussi on puisse voyage, un peu.

L’exposition qui a lieu à Paris nous fait devenir un personnage, on peut se prendre pour Jack sur la proue de l’Insubmersible. Un auto-guide est compris dans le tarif, il nous plonge dans l’époque avec des musiques, des informations très intéressantes. On suit le Titanic de sa conception jusqu’au naufrage. Le plus est bien sûr les objets récupérés au cours des expéditions de RMS Titanic, Inc. Objets personnels, devises de l’époque, mobiliers, services de table. Beaucoup d’objets. On fait la rencontre de voyageurs de la Première Classe (saviez-vous qu’un  Guggenheim était à bord ?!), les lieux qu’ils côtoyaient. Puis l’on découvre la Seconde Classe, vient ensuite la Troisième Classe (avec la famille Goodwin) pour terminer par le cœur du bateau. L’ambiance s’assombrit et voilà le naufrage, on nous met d’ailleurs en condition. Ici aussi, il y a tout un aspect scientifique sur comment ils ont pu récupérer des objets, comment ils ont fait pour les garder en bon état. Bref, c’est intéressant. Cette exposition est un vrai coup de cœur, elle permet de comprendre pourquoi l’inévitable aurait pu être évitable, pourquoi tant de personnes ont perdu la vie (bon, oui, l’organisation des canots de sauvetage était merdique !) et que beaucoup ce sont retrouvés sur ce bateau malgré eux. Beaucoup d’émotion quoi ! Je me suis aussi rendue compte (encore mais ça me surprend toujours) à quel point le casting de Cameron est ressemblant aux  malheureux qui se trouvaient réellement sur le RMS Titanic.

Et la boutique de souvenirs fait très envie, surtout aux fans ! Vous rêvez de prendre le thé dans un service estampé par la White Star Line ? C’est possible, vous pouvez même choisir selon les différentes classes. Les photos sont interdites, ce qui est compréhensible vu l’état fragile des trésors récupérés au fond de l’océan. J’espère que vous ne la manquerez pas, elle vaut le coup, une nouvelle façon de redécouvrir le mythique paquebot  ! Et vous pouvez aussi aller à celle de Cherbourg cet été, pour me faire coucou en même temps !

Plus d’infos :

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De la vie palpitante d'une fille pas palpitante, De rien du tout

Shopaholic un jour, shopaholic toujours…

Nous connaissons tous l’adage « L’argent ne fait pas le bonheur« . Sûrement inventé par les pauvres pour se rassurer. C’est vrai si on se dit que même un riche ne peut pas atteindre le bonheur grâce à sa fortune, on pense qu’on ne perd rien (du moins rien de matériel). Et un jour, un petit malin (un riche cette fois, sûrement) a ajouté le « … mais il y contribue » car oui : dépenser de l’argent, ça peut rendre heureux. Du moins pour un moment.

Dépenser de l’argent, particulièrement quand il a été gagné à la sueur de ton front, c’est un sentiment euphorique. C’est sûr que ce n’est pas en achetant ta baguette du soir que tu vas être heureux. Mais quand tu achètes quelque chose dont tu rêvais, ou même un cadeau pour une personne que tu aimes vraiment, tu te sens bien, presque accompli. Dépenser de l’argent a un effet bénéfique sur notre personne.  Que tu payes par carte bleue ou en liquide, c’est le même sentiment : joie. Pour un moment plus ou moins long certes, donc je ne pense pas qu’Épicure approuve cette façon de vivre, mais les hédonistes seraient fiers des shopaholics.

Ah ! Les accros du shopping, les Rebecca Bloomwood en puissance (la seule et unique Accro du Shopping de Sophia Kinsella) ! Notons que cette addiction ne concerne pas que les femmes. Cette envie de dépenser de l’argent, que l’on a ou que l’on a pas, ce qui peut parfois poser certains problèmes. Il y a beaucoup de personnes qui en souffrent de ces achats compulsifs. Achats qui sur le coup semblent être une très bonne idée, en payant nous sommes excités mais en rentrant, c’est la catastrophe : regrets. Pourtant, on ne peut se résoudre à ramener l’objet en magasin pour se faire rembourser. Non, on le regrette mais on l’aime quand même. Et puis après, on se dit que finalement c’était pas un achat si stupide. On trouvera bien un moment pour porter cette robe ras-la-moule, comme un enterrement de vie de jeune fille. Les shoppaholics ont donc peut-être un problème, un trouble émotionnel, et sont partagés par plusieurs sentiments mais ils sont heureux. Personnellement, je suis heureuse quand j’achète des chaussures (ou qu’on m’en achète). Mes achats sont parfois compulsifs, parfois réfléchis mais dans les deux cas, je suis contente. Un peu comme-ci je détenais le sésame, que je venais de découvrir le Saint-Graal en compagnie d’Indiana Jones.

Et les Picsou (comprendre les radins), sont-ils heureux ? Ces personnes qui économisent, se serrent la ceinture et mangent chez Liddl (alors qu’ils pourraient partir en vacances ou s’acheter une Rolex juste pour se faire plaisir) : sont-ils heureux ? Ils ont de l’argent mais ils s’en privent volontairement. Économiser, c’est bien (un jour, il faudra m’apprendre) mais c’est quand on est trop radin que l’adage s’applique « L’argent ne fait pas le bonheur« . En effet, si tu ne le dépenses pas, tu ne peux pas être heureux parce que ton argent ne te sers à rien : quel est l’intérêt de travailler dur si après tu ne peux pas te faire plaisir ? Rendez votre vie agréable, moins austère, claquez votre salaire pour être heureux.

Alors dégainez votre CB et achetez votre bonheur, que ce soit avec une fringue, de la bouffe ou en offrant des cadeaux. Le bonheur est à portée de doigts, juste dans votre porte-feuille. Et sinon, il y a les choses simples, gratuites, comme des balades en famille dans des jolies parcs.

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De cinéma et de pop corn

Minute-ciné : Perfect Sense

« There was darkness. There is light. There are men and women. There’s food. There are restaurants. Disease. There’s work. Traffic. The days as we know them, the world as we imagine the world. » – Susan

PERFECT SENSE réalisé par David Mackenzie, en 2011. Avec Eva Green et Ewan McGregor.

De quoi ça parle ? Au milieu d’un monde frappé par une étrange épidémie qui détruit progressivement les cinq sens, un cuisinier et une brillante chercheuse tombent amoureux…

Ce genre de film qui nous rappelle que ce que l’on a n’est pas éternel, qu’il faut s’y accrocher et surtout en profiter. Une histoire d’amour face à une épidémie inconnue. Un film émouvant. Des acteurs qui livrent un jeu parfait, même si j’ai tendance à défendre Ewan parce que c’est Ewan, lui et Eva sont vraiment parfaits. J’ai aimé. 

source : IMDB et Allociné.

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