De la vie palpitante d'une fille pas palpitante, De romans et de contes

Comment cuisiner les bébés ?

Laissez-moi vous apprendre une vieille recette de famille, que nous partageons depuis plusieurs générations et que nous gardions secrètement jusqu’à aujourd’hui. Je vais vous délivrer le secret de notre met le plus apprécié : le bébé rissolé à la crème.

Tout d’abord, je pense qu’il serait utile de vous donner l’origine de cette recette, car il est important de le savoir afin vous ne m’imaginiez pas comme un monstre. En effet, quand je parle de cuisiner des bébés, les gens poussent des cris d’effroi et fuient. Donc nous mangeons des bébés dans ma famille depuis très longtemps, c’est en fait mon arrière-grand-mère qui en a eu l’idée, au cours d’un des hivers les plus glacials, il n’y avait plus de bétails et son dernier enfant venait de mourir de froid… La famille n’a pas eu d’autre choix que d’en faire un repas. Le tout était accompagné de pommes de terre. Et ils ont adoré ! Ils ne pouvaient pas se permettre de pleurer la mort de leur enfant alors qu’eux-mêmes mouraient de faim. Depuis, la famille se réunit et nous déjeunons une fois par an, autour d’un bébé rissolé.

Maintenant, nous pouvons passer à la recette ! Il faut tout d’abord se procurer un enfant, assez gras de préférence : pour cela il doit avoir passé les six mois. Plus jeune, il n’est pas assez dodu et sa viande est assez fade. Vous vous demandez sûrement où trouver un bébé de plus de six mois sans avoir à en kidnapper un, est-ce que je me trompe ? C’est plutôt simple, regardez sur internet, beaucoup de femmes désespérées y vendent leurs enfants, il suffit d’être chanceux et pour moins de mille euros vous aurez un bébé. Il ne vous reste plus qu’à l’engraisser pour la date du repas. Il va de soi qu’il ne faut pas s’attacher à l’enfant, ou bien vous aurez du mal à le tuer. Car oui, vous allez devoir le tuer vous-mêmes ! Pour cela, je recommande de l’étouffer sous un oreiller, c’est rapide et ça n’abîme pas son corps, c’est-à-dire la viande. Il vous faudra ensuite dépecer et couper la viande, ainsi que trier ce qui peut être mangé ou non. Il est vrai que ce n’est pas la partie la plus intéressante et agréable, mais c’est indispensable. Une fois que vous avez jeté tout ce qui n’est pas consommable, vous pouvez commencer à préparer des tranches régulières et fines. Il faut ensuite chauffer de l’huile dans votre poêle, mettre sur feu doux et y poser les lamelles de bébé. Vous pouvez laisser cuire chaque face environ cinq minutes, et y verser de la crème au fur et à mesure, puis des champignons. A côté, vous pouvez préparer du riz, ce qui accompagne parfaitement la viande de bébé. Cette recette est toute simple, finalement le plus compliqué reste la découpe du bébé.

Une fois que tout est prêt, il ne vous reste plus qu’à servir dans une jolie assiette et déguster. Je vous souhaite un bon appétit !

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De la vie palpitante d'une fille pas palpitante

Baby-Sitter, et alors ?

Je suis étudiante et je n’ai pas forcément le temps de trouver un vrai travail à côté des cours. J’ai donc opté pour la solution facile : le baby-sitting. Et franchement, j’adore ça ! Je ne pourrais pas garder des enfants toute ma vie, parce que ce n’est pas mon rêve, et je pense que je pourrais vite devenir folle. Mais garder plusieurs fois par semaine un petit, ça ne me dérange pas.

En même temps, j’ai un peu grandi entouré de bébés. A trois ans et un jour (j’aime être précise), je suis devenue grande sœur, six et demi plus tard, j’ai eu une petit sœur. Et j’ai eu plusieurs nourrices. J’ai donc un peu grandi dans un univers où il fallait s’occuper de bébés. Même si j’étais parfois un peu garçon manqué, j’aimais bien jouer dans la forêt, escalader des rochers et prendre un bain ça me gonflait. J’étais aussi super girly, je collectionnais les Barbies et j’avais plein de poupons. Je voulais même avoir mon premier enfant à vingt-trois ans (ah l’innocence). C’est à 13 ans que j’ai décidé de devenir jeune fille au paire dans un pays anglophone, et un jour, je le serai. Enfin, il faut croire que j’étais destinée à devenir une super baby-sitter !

C’est ma deuxième année en tant que « super baby-sitter », je ne me contente pas de garder des enfants de temps en temps, je garde un petit garçon trois fois par semaine et parfois le samedi soir. Et il y a des avantages comme des inconvénients. L’an dernier, je m’occupais d’une fillette de trois ans, elle adorait Disney et ne voulait regarder que des DVDs. Vous imaginez donc mon bonheur à passer du temps en sa compagnie. Mais c’était loin, presque une heure de transport de chez elle à chez moi. Et elle avait un caractère de cochon de temps en temps. Aujourd’hui, l’enfant que je garde un an et demi, il n’est pas autorisé à trop regarder la télévision et porte encore des couches, mais sa maison est à dix minutes de chez moi.

Quand tu gardes un enfant de cet âge, tu es obligé de réapprendre le langage du bébé, parce que son vocabulaire est très limité, tu dois comprendre et traduire rapidement tout ce qui peut sortir de sa bouche. Et faire attention à ce que tu dis, parce que ça retient vite et répète facilement. C’est un peu perroquet un gamin de moins de deux ans. Il faut savoir aussi retenir sa respiration pour le moment fatidique où tu vas devoir changer une couche pleine. Ce n’est pas la partie la plus agréable mais tu ne peux pas y échapper. C’est la dure vie d’une baby-sitter. Et puis il faut savoir être sévère mais pas trop non plus, il faut savoir ne pas dépasser les limites parce que t’es pas chez toi et ce ne sont pas tes amis.

Mais c’est cool parce que les trajets en poussette, ça muscle les fesses et les cuisses. Parce que tu te sens apprécié et serviable (et tu es payé). Quand l’enfant est couché, tu peux regarder des films ou faire tes devoirs (enfin bon, c’est vraiment s’il n’y a rien à la télévision). Et puis, tu es payé à jouer et lire des livres avec des images au final. Et même le sourire du petit quand je vais le chercher à la crèche, ça fait toujours plaisir ! C’est un peu le boulot de la facilité, tu gagnes pas beaucoup mais ça aide à finir le mois. Et je me sens un peu comme Mary Poppins, ce qui est super flatteur, avouons-le.

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Quand j’étais petite…

Être enfant, c’était bien, on s’imaginait que la vie était facile, que tout était possible et que l’argent poussait sur des arbres. Être enfant, être insouciant, c’était bien.

Bébé Catmenteen

Et j’avais du style quand j’étais haute comme trois pommes.

Quand j’étais en primaire, j’étais une bonne élève, j’avais des copines et je jouais à l’élastique. Je rêvais aussi d’avoir un appareil dentaire, des lunettes et la poitrine de Pamela Anderson. On peut dire que mes rêves se sont réalisés, je l’ai regretté. J’étais contente, je voyais ma famille, je venais d’avoir une petite sœur et ma mère m’avait offert un chat (après la disparition de Mlle Mitoufle, autre chat que j’ai possédé pendant un mois). La vie était belle, j’avais Disney Channel et j’étais fan de Lizzie McGuire. Je voulais être une star, je disais que j’aurais une grande maison avec une piscine, que je serais une chanteuse et que j’aurais beaucoup d’argent. Je détestais les petites filles qui passaient l’audition pour être la nouvelle Emilie Jolie, je les enviais. Je pensais qu’on pouvait devenir ce qu’on voulait juste parce qu’on le voulait. J’avais toutes les Barbies que je voulais, j’étais gâtée.

Puis un jour, j’ai compris que ce n’était pas si facile. Certains avaient plus de chance que d’autre. J’ai compris que je ne pourrais jamais être médecin légiste parce que j’étais nulle en maths et science. Le collège a été ma première claque. J’ai découvert la perte d’un être cher. Je me suis renfermée sur moi-même. Alors je lisais, je regardais des films. C’était mieux que la réalité. Je voulais devenir égyptologue, avocate, journaliste… Que d’idées d’avenir. Aujourd’hui, je suis loin de tout ça. Mais j’étais bien, j’allais bien.

Je regrette l’époque de mon enfance où tout était facile, nos rêves semblaient réalisables, on s’émerveillait pour un rien.

Ce billet a été écrit en juin 2013, je ne sais pas pourquoi je ne l’avais pas posté, il me semblait sûrement trop brouillon. En le relisant, je me suis dit qu’il est bien tel qu’il est, il représente bien ce que je pouvais ressentir en l’écrivant : nostalgie, regrets… C’est drôle parce que c’était surtout en rapport avec mon incertitude sur mon avenir et je n’en parle pas, je rejette même l’idée de devenir journaliste. Je suis actuellement en Lettres Modernes option journalisme, et j’écris des critiques. La vie est ironique et inattendue. Je n’ai donc rien changé sur la première version, ne serait-ce que les fautes d’orthographe (et s’il en reste je peux avoir honte). 

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“What” & The City

Quand j’avais treize ans, je regardais Sex & The City sur M6. Et je rêvais de partir et d’avoir une vie aussi chouette que celle de Carrie, d’avoir une bande de copines avec qui déjeuner le midi et sortir le week-end, d’écrire pour un magazine et d’avoir plein de prétendants. Et puis d’avoir l’impression de posséder la ville, pas forcément New York mais au moins Paris. Comme Carrie, je voulais passer de la petite fille de province à une citadine super stylée.

Je suis partie, j’ai tracé ma route vers Paris. Mais c’était trop facile : une chambre m’attendait, de la famille m’accueillait. En gros, j’étais (et je suis toujours) logée, nourrie, blanchie. Je suis déjà loin des petits déboires de Carrie Bradshaw. Je ne suis pas du tout indépendante quoi, contrairement à elle. Je m’imaginais déjà me balader dans Paris, connaître la ville par cœur au bout d’un mois et sortir tous les week-ends. Au bout de deux ans, j’ai toujours l’air d’une touriste qui se ballade sur les Champs. On me surprend avec des adresses très sympa et moi je ne peux que citer Starbucks. Je connais le métro, sûrement parce que je passe plus du temps sous Paris que dans la ville. Et ce ne sont pas les bars que j’écume mais plutôt les salles obscures. J’ai troqué mon envie de faire la fête contre l’envie de voir du cinéma, et d’en voir toujours plus. C’est tout de suite moins glamour. Tu sors d’un bar, t’as l’air joyeux et un peu éméché, tu sors d’un cinéma, t’as parfois de la bave au menton et les yeux bouffis.

Et j’ai des amis, et on sort. Mais je n’avais jamais pensé que l’université me prendrait autant de temps, je me sens encore trahie par ce mensonge comme quoi on peut sécher quand on veut là-bas. Et puis on sort, mais pas comme Carrie et ses copines, parce que ça coûte cher ! Carrie, elle doit avoir un super salaire en fait. C’est sûr, elle s’achète des Manolo Blahnik. Moi, je m’achète du Zara (et encore je m’estime heureuse de pouvoir dépenser là-bas mes quelques sous). Et vu que j’ai des lacunes, que je me sens Parisienne autant que j’ai des origines chinoises (c’est-à-dire zéro, nada), quand on se promène c’est pour découvrir de nouveaux endroits, ou faire des expositions. Mais c’est cool, j’ai une vie chouette avec mes amis. Et j’ai des amis chouettes.

Et je vis encore moins Sex & The City, parce que les relations amoureuses j’en ai pas vraiment. Je suis une handicapé sentimentale. Quand je pense être attirée par un garçon, c’est juste parce que je sais que je lui plais et ça me flatte alors dans ma tête je me dis « pourquooiiii paaaas ? ». Du coup, ça flirte et ça parle, et puis plus rien. Au final, il m’énerve et je deviens méchante, je suis vraiment une connasse parfois, mais je vous promets que je ne le fais pas exprès. Et puis, je veux épouser un garçon avec l’accent anglais, pas un bourgeois du 16ème. De toute façon, je veux être Carrie, pas Samantha.

Je voulais être stylée… C’est peut-être le seul truc que j’ai l’impression d’avoir réussi. Parce que j’ai mon style, un peu comme Carrie a le sien, et que je me sens bien dedans. Je ne claque pas 1000€ tous les mois en vêtements, comme j’ai pu souvent le rêver, mais je ne suis pas en manque. Mon seul problème reste le maquillage, parce que je n’ai pas le courage d’apprendre à me rendre joli et je préfère m’acheter des chaussures plutôt que du fard à paupière. Et puis je ne sais pas comment certaines filles font pour toujours être jolies, parce que quand je commence à 8h30 les cours, je n’ai pas envie de me lever à 6h pour choisir les vêtements les plus cools ou me torturer les cheveux pendant vingt minutes. Je ne préfère même pas parler de mes cheveux. Et puis Carrie, elle est toute mince mais on la voit pas faire du sport, c’est quoi son secret ? (Mais je ne la trouve même pas jolie Sarah Jessica Parker).

Je n’ai pas la vie dont je rêvais à Paris, mais elle me convient comme elle est : les études, le cinéma et voir des amis. De toute façon, aujourd’hui, je préfère attendre le Doctor et partir avec lui dans l’univers et le temps. Voyager, c’est mieux que d’avoir l’impression de posséder une ville. Et peut-être que la vie dont je rêvais à Paris, je la vivrais ailleurs quand je serais prête (je sais pas, à Londres par exemple).

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Je suis de retour…

Pour vous jouer un mauvais tour ? Non, pas vraiment. De toute façon, je n’ai jamais vraiment aimé Pokemon. Ce serait hypocrite de ma part de sortir une des phrases les plus cultes de ce dessin-animé pour un article. Même si techniquement, je viens de le faire.  Je voulais juste revenir avec un ton léger, parce que oui, voilà presque deux mois que je n’ai rien posté ! Il y a tout d’abord eu mon travail en tant qu’animatrice, puis mon dernier stage de BAFA (que j’ai validé, youpi) et mon retour sur Paris. J’aurais très bien pu écrire après mon retour dans la capitale, j’étais occupée par mes amis et le cinéma.

Et aujourd’hui, je suis frustrée. Vraiment frustrée. Alors, je vais écrire un article sur tout qui fait que ma frustration devient un problème quotidien. Elle en devient presque ma colocataire. C’est affligeant. Tout d’abord, j’aime être sûr d’utiliser les bons mots, j’ai donc vérifié si j’étais vraiment frustrée et j’ai trouvé :

 « Etat d’une personne n’ayant pas pu satisfaire un désir et l’ayant refoulé » ou 

« Priver quelqu’un de quelque chose sur laquelle il comptait. » Merci linternaute.com.

Après vérification, je suis bien constamment frustrée. En fait, je pense que nous le sommes un peu tous, on préfère juste se voiler la face. C’est malheureux, n’est-ce pas ? Je suis dans ma période très pessimiste, de toute façon je suis française et apparemment les français sont les champions dans le genre pessimistes. Ce qui me chagrine le plus, c’est de voir que ce qui me frustre peut-être vraiment futile. Comme le fait de ne pas trouver les baumes à lèvres que je cherche depuis une semaine (ouai, les Baby Lips et les Lips Smacker Disney), il n’y a vraiment qu’une fille pour se prendre la tête à ce point et chercher dans toutes les boutiques possibles. Autrement dit pas beaucoup, vu que j’ai eu l’idée de chercher à Cherbourg.  J’ai un sacré sens de l’humour. Le fait de devoir choisir entre ma famille (et donc mon chat) et ma vie à Paris, ne pas pouvoir prendre les deux me rend parfois très aigrie. Ne pas savoir dessiner. Ne pas être motivée pour faire du sport. Voilà, je suis frustrée pour ça, des choses qui se règlent facilement, qui s’apprennent… Mais c’est tellement mieux de se plaindre. (je suis frustrée de passer mon temps à me plaindre et vous faire subir tout ça).

Je suis déçue par mon absence sur ce blog, je m’étais promis d’y venir souvent, d’écrire. De beaucoup écrire d’ailleurs, et d’être drôle. Ce n’est pas le cas et je m’en excuse. Heureusement que je n’ai pas des lecteurs frustrés, on serait mal barré. Ce qui m’a le plus frustrée aujourd’hui, c’est ce problème avec le CROUS, ma bourse qui se fait toujours attendre et de voir à quel point je stresse pour de l’argent. C’est… frustrant de se voir si cupide, avide, je sais pas quoi. Et de s’en rendre malade. Je suis frustrée d’attendre ma bourse et je suis frustrée d’être frustrée pour ça. On appelle pas ça la frustraption ? D’ailleurs, j’en ai aussi marre d’attendre ma rentrée, j’ai envie de retourner à la fac (même si les inscriptions m’énervent) pour avoir le sentiment de faire quelque chose d’utile, au moins pour ma personne.

Il n’est pas joyeux ce retour, donc peut-être vous ai-je vraiment jouer un mauvais tour ?  Je ne suis même pas drôle.  Beaucoup de frustration dans cet article, je ne sais même pas si c’est libérateur, mais je devais revenir écrire ici et voilà, c’est fait.  Et ça fait beaucoup de « frustrée », mais je voulais vraiment insister sur le moment pour que vous compreniez bien que je le suis vraiment… frustrée.

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De rien du tout

Je passe juste ici pour annoncer que…

  1. J’ai validé ma seconde année de licence en Lettres Modernes parcours Interculturel Bilingue (ne me demandez pas ce que c’est exactement, je n’en sais rien) et que donc je suis officiellement en vacances !
  2. Que je prépare deux, voir trois, articles et que j’espère pouvoir poster la semaine prochaine (au moins un).
  3. Que j’ai rejoint le blog : Blockbuster Mania, en tant que critique. Je sais pas si je vais bien me débrouiller, on verra bien…
  4. Je travaille tout le mois d’août dans un centre aéré et j’envisage de faire une petite chronique sur ces trois semaines, seulement si ça vous intéresse.

Je pense que c’est tout. Ciao.

Je passe juste ici pour annoncer que… J’ai

En passant
De rien du tout

Tuons pour sauver la planète !

«  Mesdames et Messieurs les Jurés, nous sommes ici en ce jour pour décider de l’avenir de cet homme, dénoncé comme coupable de plusieurs crimes, tous plus horribles les uns que les autres. De nombreuses preuves l’accablent  : son ADN a été retrouvé sur plusieurs victimes, il n’a aucun alibi. Certes, il est coupable mais ses actes ne furent-ils pas nécessaire à la communauté  ? N’a-t-il pas aidé une ville par ses crimes  ?

«  C’est une vérité absolue qu’il se trouve dans le monde les notions du bien et du mal, et cela depuis qu’Ève a croqué dans la pomme. C’est Dieu qui a défini ce qui est bien et ce qui est mal. «  Tu ne tueras point  », Dieu l’a dit. Pourtant, des personnes tuent. Et si Dieu nous avait réellement créé à son image, personne n’aurait le besoin de commettre des meurtres. Mais nous voilà, ici, aujourd’hui, pour juger une personne qui a tué. Je vais pour sa défense devoir vous parler d’histoire, de faits réels, non pas pour que vous le croyez non-coupable (il l’est  : les preuves sont là) mais pour que vous compreniez l’importance des tueurs en série dans notre monde, particulièrement à notre époque. Et (je suis désolé d’offenser les catholiques parmi vous) n’y-a-t’il pas même dans la Bible un meurtre, pis encore un fratricide  ? M. Norman lui n’a pas assassiné des personnes de sa famille, au contraire tous le soutiennent.

«  Tous les jours, nous entendons parler de surpopulation, comment le taux de natalité augmente dans certains pays alors que celui de mortalité ne cesse de diminuer. La technologie et les sciences y sont bien pour quelques chose. Ne les blâmons point, mais je m’égare. Si nous ne voulons pas que la Terre continue de se diriger vers la surpopulation alors ne serait-il pas logique de remercier une personne qui, en tuant, fait diminuer ce problème  ? Et cela même si ses meurtres n’étaient pas dans ce premier but, il faut garder à l’esprit qu’inconsciemment mon client a rendu service à notre planète, la débarrassant de personnes qui probablement la polluait. Ce monsieur en tuant quelques personnes a donc diminué le taux de population, en les tuant il réduit aussi le taux de natalité puisque ses victimes auraient très bien pu fonder des familles, et par conséquence il réduit l’effet de serre car ses personnes ne pourront plus utiliser de voiture et donc polluer notre environnement. Grâce à lui, nous pouvons vivre dans un monde plus agréable où chacun peut avoir son propre logement. Nous devrions donc remercier mon client qui a trouvé une manière efficace de sauver la planète.

«  Et peut-être deviendra-t-il une figure emblématique pour des générations futures  ? Tel Jack l’Éventreur. Ce tueur en série de la fin du XIXème siècle n’est-il pas devenu une source d’inspiration pour de nombreux auteurs et cinéastes  ? Les tueurs en séries inspirent. Leur travail minutieux, leurs cimes sont souvent très réfléchi, bien travaillés et sont signés. Les tueurs en séries sont des artistes, de macabres artistes, mais ils méritent d’être reconnu. Leur art est celui de tuer. Ils inspirent et inspireront de nombreux autres artistes (dans la même branche ou des personnes plus simples, comme des écrivains). Reprenons l’exemple de Jack l’Éventreur, car n’est-il pas devenu aujourd’hui une star à part entière  ? Nous pouvons aujourd’hui voir de nombreux films, séries et romans qui reprennent cet homme, presque devenu un mythe, il apparaît même dans un opéra  ! Il a su cacher son identité, plus d’un siècle après le doute plane toujours sur qui il était réellement. Mon client n’a pas eu ce privilège, il a été démasqué, mais ne pourrait-on pas, vous et moi, créer un nouveau mythe chez les tueurs en série avec lui  ? Imaginez un monde sans meurtres, sans tueurs en série… Ce monde serait alors sans aucun roman de type polar, ou de films appelés thriller. Je suis presque sûr qu’au moins certains d’entre vous adorent ce genre de fiction, mais pour qu’elles existent  : nous avons besoin des tueurs  ! Autant que des écrivains ou éditeurs, réalisateurs… Il suffit de laisser M. Norman de continuer de travailler pour la société, le laisser s’épanouir.

«  Car en l’enfermant en prison, cet homme ira mal. Il a besoin de tuer pour être bien. Tout comme vous avez besoin de réussir à préparer parfaitement vos gâteaux, Madame, pour vous sentir heureuse et fière. Laissons donc cet homme faire ce qu’il aime. De plus, ne vous ai-je pas prouvé que toutes victimes avaient un passé douteux, des occupations plus que malsaines  ? Il a fait la même chose que lorsque vous écraser un moustique, il a débarrassé la ville de citoyens qui ne nous aurait apporté que des problèmes. Il punit ceux que la justice laisse passer entre ses filets, la police est débordée, elle manque parfois de ressources  : mon client les a aidé, et il s’est aidé lui-même. Vous pouvez vous demander comment un homme seul peut réussir à trouver ceux que la police ne soupçonne pas, c’est une question légitime  : M. Norman est un homme intelligent, il nous l’a prouvé par ses meurtres, il est donc facile pour lui de déduire qui est le coupable de n’importe quel crime. Un tueur peut donc avoir un rôle important dans la société.

«  D’ailleurs, nous ne serions pas là sans tueurs. Nous avons besoin de mon client et d’autres personnes comme lui, ce sont eux qui nous offrent du travail. La police aurait peu de boulot à faire si plus personnes ne tuaient, elle n’aurait pas la même satisfaction à résoudre un vol à l’étalage plutôt qu’un meurtre. Que seraient les faits divers sans les tueurs  ? Rien, les journalistes se contenteraient d’écrire sur la politique et l’économie, rien de bien passionnant pour la plupart d’entre nous  ! Vous ne toucheriez pas de prime pour être Jurés si mon client n’avait pas commis de meurtres. Les experts en criminologie, les profilers, le FBI, mes collègues… Nous n’aurions plus de métier si les tueurs en séries n’étaient pas là. Et pour cette raison, ne devrions-nous pas les remercier  ? Leur laisser une seconde chance  ? De manière toute avait égoïste, nous voulons qu’il y ait des tueurs, ils nous permettent de gagner de l’argent, leurs histoires nous divertissent. Pour cela, nous devons les remercier, les remercier de faire vivre notre société, tout comme ils la protègent.

«  Alors, oui, Mesdames et Messieurs, les preuves sont là  : M. Norman est bel et bien coupable de ces meurtres. Il faut maintenant délibérer sur l’utilité que ces meurtres ont eu, le rôle du tueur en série dans la société, ne devrait-il pas être accepté plutôt que d’être enfermé  ? Je vais maintenant vous laisser délibérer.  Je vous souhaite à tous une bonne journée.»

Fin du plaidoyer de la défense.

J’espère que vous aurez compris que cet article est faux, il ne représente en aucun cas ma réelle opinion (ou pas). Bien sûr qu’il ne faut pas tuer pour sauver la planète, il suffit juste de prendre moins de bains et de trier ses déchets. En réalité, il s’agit d’un éloge paradoxal que j’ai dû rendre pour un de mes cours (celui avec mon professeur favoris). Et je me suis dit que vu que je ne sais pas trop quoi écrire en ce moment (pourtant j’ai un article en cours mais le pauvre stagne dans les brouillons), il serait sympa de poster cette rédaction. Et pour que ce soit plus drôle encore, vous pouvez me noter. Mais je vous en supplie ne me dîtes pas qu’il y a des fautes, c’est ainsi que je l’ai rendu !

Vous aurez certainement compris d’où m’est venu l’inspiration : Dexter, les indénombrables séries policières que j’ai pu voir et Jack The Ripper, ce héros !

Source de l’image : Tumblr

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