De rien du tout

« On ne vend pas la musique. On la partage. »

– a dit Leonard Bernstein (je ne vais pas vous mentir, j’ignore qui est cet homme mais je trouve que cette citation était un bon titre). Mais après l’avoir tapé sur Google, c’est un compositeur, un chef d’orchestre… Bref, un homme de la musique.

Vous vous souvenez sûrement quand Mathieu m’avait imposé de répondre à des questions sur le thème du cinéma ? Il s’agissait de cet article. Cette fois, c’est au tour de Clémentine (oui, nous avons le même prénom, c’est rigolo) de m’a voir taguée sur la musique. J’aime la musique, comme tout le monde, mais je ne m’y connais pas plus que ça. Je suis déjà plus musique de films que musique tout court, je ne me jette jamais sur les derniers albums de telle personne ou tel groupe. Je cours pas après la musique, je l’écoute juste comme ça et je profite.

Chanson qui me booste à fond :

ELEVATION de U2

Tout d’abord, je tiens à dire qu’il y aurait pu avoir beaucoup de chansons (surtout du ABBA) mais cette chanson de U2, elle me donne l’impression de pouvoir tout faire, d’être super puissante et elle donne envie de sauter, de courir. En plus, si je fais un saut en parachute un jour, j’aimerais utiliser cette chanson pour la vidéo.

UPTOWN GIRL de BILLY JOEL

Dès les premières notes, je me déhanche comme une folle et c’est une excuse suffisante pour placer cette chanson ici.

Chanson que j’écoute volontiers quand je déprime :

CLAIR DE LUNE de DEBUSSY

Certes, ce n’est pas une chanson mais c’est mon morceau de musique classique favori (avec « Enchanted Lake » du Lac des Cygnes). Je l’écoute quand je suis triste, quand je me sens mal parce que c’est beau, c’est calme, ça détend.

SEXED UP de ROBBIE WILLIAMS

C’est ma chanson favorite de Robbie Williams, elle me donne envie de le serrer dans mes bras et de me rouler en boule. Mais voilà quand je déprime, que je suis frustrée, j’ai tendance à écouter des chansons qui ne me font pas aller mieux du tout.

Chanson qui me sert de réveil :

SUMMER NIGHTS de GREASE

Je n’ai pas de musique spéciale pour le réveil, tout dépend de sur quoi mon iPod s’est arrêté la dernière fois. Mais si je devais choisir, ce serait seule-ci de Grease, un de mes films favoris, parce que cette chanson me donne la pêche et me rend heureuse, ce serait donc la chanson parfaite pour commencer la journée. Puis, c’est adorablement romantique (bon certes Danny invente un peu mais quand même). Tell me more, tell me more…

Chanson que j’aurais aimé inventer : 

EVERYBODY’S GOTTA LEARN SOMETIMES de BECK

 

Pourquoi cette chanson alors que les paroles sont relativement simples et répétitives ? Je l’ignore, déjà parce que l’air est magnifique, et bien que les paroles ne délivrent pas THE message du siècle, elles sont belles. Et il ne faut pas oublier qu’elle fait de la soundtrack du film Eternal Sunshine of the Spotless Mind, et je vous avais dit à quel point ce film est cher à mon coeur.

SOMETIMES YOU CAN’T MAKE IT ON YOUR OWN de U2

Cette chanson est juste magnifique, Bono l’avait écrite pour son père et l’avait chanté à son enterrement. C’est donc une chanson très émouvante, et elle me rappelle les conflits que j’ai pu avoir avec mon père, et j’aimerais avoir pu lui écrire une chanson si belle pour lui montrer que je tiens à lui. C’est tout.

Chanson écrite pour moi : 

CLEMENTINE

J’écoute habituellement la version de Cliff Eberhardt. Bon, c’est un peu une boutade parce que c’est une comptine qui porte mon nom, mais finalement j’aime beaucoup cette chanson. J’aurais aimé être élevée aux USA et l’apprendre en maternelle.

COME WHAT MAY de MOULIN ROUGE (Ewan McGregor et Nicole Kidman)

Je ne me retrouve pas dans cette chanson mais c’est la chanson la plus romantique que j’ai pu entendre, c’est le genre de romance qui me fait rêver. On m’écrit ce genre de chanson, je meurs moi (aucun jeu de mot pourri par rapport au film). C’est donc la chanson que j’aimerais qui soit écrite pour moi, parce que c’est beau. Et puis si c’est Ewan qui me la chante, ce serait encore mieux. (Et puis aucun rapport avec le fait que ce soit mon film préféré).

Chanson dont la partie vocale me file des frissons : 

I DREAMED A DREAM d’ANNE HATHAWAY (Les Misérables)

J’ignorais qu’Anne Hathaway avait un tel talent pour la chanson, dès les bandes-annonces du film, elle me filait déjà des frissons et durant le film ce fut pire. Elle me donne carrément envie de pleurer. La chanson est déjà très belle, mais la voix d’Anne lui donne tout son sens. Mais pour cette chanson, j’aurais très bien pu donner la version de Susan Boyle parce qu’elle est réellement magnifique (et la tête du public qui se rend compte qu’ils ont eu tord de se moquer reste magnifique). Limite, après mûre réflexion la version de Boyle est encore plus émouvante.

Chanson que j’écoute quand tout se ligue contre moi : 

BITTER SWEET SYMPHONY de THE VERVE

Je sais pas pourquoi, mais je me vois bien écouter cette chanson et aller les gens se faire foutre (quelle vulgarité !). Puis elle vient aussi d’un film que j’aime… Oui, ça revient toujours au cinéma.

Chanson que je n’aime pas mais qui reste dans ma tête et que je chante pendant trois jours :

A CAUSE DES GARÇON version de YELLE

La chanson à la base est sympa, mais la version tecktonik est super relou. J’aime pas, j’aime pas, j’aime pas. J’en peux plus de ce truc après l’avoir entendu pendant je sais pas combien de temps.

Chanson qui me rappelle mon enfance :

PAROLES, PAROLES de DALIDA et ALAIN DELON

J’aurais pu mettre toutes les chansons de Dalida, ainsi que de Brigitte Bardot mais j’ai choisi celle-ci parce que c’est une de mes favorites. Ses deux femmes ont accompagné mon premier voyage dont je me souviens : le Sud, avec ma famille. On écoutait des cassettes de Dalida et Bardot. Et je chantais avec ma maman. Voilà, je suis nostalgique.

Toutes les chansons de DISNEY, donc voici mes préférées :

Je ne peux évidemment pas choisir parmi toutes les chansons des Classiques de Disney, j’ai grandi avec tous ces films et je me revois toujours petite à faire une playlist sur cassette dans la cuisine avec ma mère et mon frère. C’était la belle époque. Donc voilà, Disney me rappelle mon enfance. Mais j’aurais pu également mettre les génériques des dessin-animés que je regardais le matin, ou les tubes des Minikeums (oui, je pleure toujours leur disparition de nos petits écrans). Ou encore les chansons du film Anastasia, parce que je l’aime ce film d’animation.

Je sais que j’ai un peu triché, mais moins que Mathieu déjà, mais c’est vraiment dur de ne se décider que sur une chanson. La tradition est de taguer plusieurs personnes, mais toutes celles que je connais ont déjà été désignées comme victimes, je vais donc demander à Blandine de jouer le jeu. Et ce sera tout pour aujourd’hui.

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« It is unsinkable. God himself could not sink this ship. »

Avec ce titre, vous devez vous doutez de quoi je vais vous parler : le RMS Titanic, de la compagnie White Star Line, tristement connu pour son naufrage. Je ne vais pas vous faire un simple article sur le film de Cameron, parce que je risque de pleurer en vous parlant de la scène tragique de la collision avec l’iceberg. Non, si je le fais c’est dans l’espoir de vous convaincre d’aller voir « TITANIC  L’Exposition : de vrais objets | de vrais histoires » qui a commencée aujourd’hui, le 1er juin, et qui se tiendra jusqu’au 15 septembre 2013 au Parc d’expositions, Porte de Versailles.

Cherbourgeoise fidèle, j’étais évidemment allée à celle qui se trouver à la Cité de la Mer. Le fait que le Titanic ait fait une escale à Cherbourg est un peu une fierté, parce qu’on a pas grand chose d’attractif et de vraiment historique là-bas (selon moi, quoi, je suis blasée). Mais le Titanic, c’est déjà énorme et depuis que je suis petite, j’ai grandi avec l’envie d’en découvrir toujours plus sur cette histoire. La Cité de la Mer, c’était trois aquariums, beaucoup de faits scientifiques, un sous-marin militaire à visiter (Le Redoutable) et une attraction qui nous laisse sur notre fin. Cette nouveauté du Titanic, ouvert pour le 100ème anniversaire de cette unique et tragique traversée, a donc été chaudement accueillie (pour ma part, c’était le cas). « Titanic, Retour à Cherbourg » offre la possibilité de revivre le voyage à bord du paquebot et son naufrage, il nous fait découvrir le fonctionnement des appareils, on peut observer des pièces du bateau, en savoir plus sur les voyageurs et connaître les témoignages de certains survivants. Il y a également une partie scientifique : l’état du bateau aujourd’hui, comment ils auraient pu éviter ce drame. C’est ludique.

Le sésame que l’on nous donne pour que nous aussi on puisse voyage, un peu.

L’exposition qui a lieu à Paris nous fait devenir un personnage, on peut se prendre pour Jack sur la proue de l’Insubmersible. Un auto-guide est compris dans le tarif, il nous plonge dans l’époque avec des musiques, des informations très intéressantes. On suit le Titanic de sa conception jusqu’au naufrage. Le plus est bien sûr les objets récupérés au cours des expéditions de RMS Titanic, Inc. Objets personnels, devises de l’époque, mobiliers, services de table. Beaucoup d’objets. On fait la rencontre de voyageurs de la Première Classe (saviez-vous qu’un  Guggenheim était à bord ?!), les lieux qu’ils côtoyaient. Puis l’on découvre la Seconde Classe, vient ensuite la Troisième Classe (avec la famille Goodwin) pour terminer par le cœur du bateau. L’ambiance s’assombrit et voilà le naufrage, on nous met d’ailleurs en condition. Ici aussi, il y a tout un aspect scientifique sur comment ils ont pu récupérer des objets, comment ils ont fait pour les garder en bon état. Bref, c’est intéressant. Cette exposition est un vrai coup de cœur, elle permet de comprendre pourquoi l’inévitable aurait pu être évitable, pourquoi tant de personnes ont perdu la vie (bon, oui, l’organisation des canots de sauvetage était merdique !) et que beaucoup ce sont retrouvés sur ce bateau malgré eux. Beaucoup d’émotion quoi ! Je me suis aussi rendue compte (encore mais ça me surprend toujours) à quel point le casting de Cameron est ressemblant aux  malheureux qui se trouvaient réellement sur le RMS Titanic.

Et la boutique de souvenirs fait très envie, surtout aux fans ! Vous rêvez de prendre le thé dans un service estampé par la White Star Line ? C’est possible, vous pouvez même choisir selon les différentes classes. Les photos sont interdites, ce qui est compréhensible vu l’état fragile des trésors récupérés au fond de l’océan. J’espère que vous ne la manquerez pas, elle vaut le coup, une nouvelle façon de redécouvrir le mythique paquebot  ! Et vous pouvez aussi aller à celle de Cherbourg cet été, pour me faire coucou en même temps !

Plus d’infos :

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Les bancs de la FAC.

université [ynivɛrsite] n. f Groupe d’écoles, nommées, suivant les pays, facultés ou collèges, qui dispensent l’enseignement supérieur : l’université d’Oxford. || Bâtiments d’une université.

Voilà la définition que je trouve dans le vieux Nouveau Petit Larousse en couleurs que j’ai volé à ma mère quand j’étais au collège, aujourd’hui si on cherche sur internet, elle a un peu été mis à jour : définition d’université. La fac où j’étudie est même citée, ça devient sérieux, on ne rigole plus.

Vous avez donc deviné, ou vous le saviez déjà sûrement : je suis étudiante. Et parce que j’aime venir ici pour me plaindre, pleurer et geindre, j’ai décidé de vous écrire pour vous dire la vérité, toute la vérité, sur l’université. Bien sûr, cela ne sera que mon avis, et seulement le mien, tiré d’expériences personnelles.  J’ai l’impression de témoigner contre un crime à m’exprimer ainsi !

Le coeur léger, le bac dans la poche, je pensais vivre une nouvelle expérience qui me ferait grandir, m’apprendrait les vraies choses de la vie ! Que nenni. Tout d’abord, s’inscrire à Paris X est un parcours du combattant, il faut aller de bâtiments en bâtiments. Et il me manquait un petit papier, juste un. J’ai pas pu m’inscrire. J’ai pleuré (parce que je pleure souvent, surtout si je suis contrariée). Donc oui, la première fois que je me rendais dans ce lieu qui devait me permettre de devenir une adulte, je me suis retrouvée à pleurer à cause de l’administration. Deux jours après, j’ai pu m’inscrire mais quand même ! Il y a aussi ce qu’on appelle les « inscriptions pédagogiques », nouveau parcours du combattant qui consiste à faire… L’emploi du temps (dîtes EDT) ! Et quoique tu fasses, il sera toujours pourri avec parfois seulement une demi-heure pour manger ou bien tu finiras après 18h. Et là, tu commences un peu à regretter le lycée. Oh ! Bonne nouvelle : cette épreuve, il faudra la refaire à chaque semestre !

C’est bon, nous avons survécu à ces épreuves d’inscription, il faut maintenant affronter les TD blindés et les CM dans des amphi gelés. En allant à l’université, je pensais pouvoir me la couler douce. Seconde fois : que nenni ! Ta présence est contrôlée pour les TD, ils font l’appel, et au bout de trois absences : tu dois aller au rattrapage. Et pour enfoncer le clou, rendre cette tragédie encore plus tragique, en cette deuxième année d’étude (oui, je suis arrivée jusqu’en L2, c’est surprenant), nous n’avons que des TD dans mon parcours, Lettres Modernes Parcours Interculturel Bilingue (moi-même je n’ai pas encore vraiment compris le but de cette licence). Donc au final, ça ressemble au lycée, les cours, sauf que les prof en ont plus rien à foutre des élèves, des étudiants pardon, et se contentent de lire leurs cours. Je suis de mauvaise foi, j’en ai au des très agréables et très bons qui font tout pour nous aider. Puis, il y a les partiels (écoutez ceci et dîtes « partiel » en continu) avec le stress et le fait de savoir que tu as tout raté. C’est une période sombre pour les étudiants, où la vie perd tout son sens. Bon après, il y a les feignasses comme moi, qui ne prennent pas ça au sérieux et le regrette après. Mais j’essaie de changer.

Partiel rime avec stress, et souvent apparaissent les kilo de stress. Et ils nous aident vraiment à manger diététique au CROUS. Ironie. Oui, donc si tu n’es pas sportif, quand tu vas à la fac, tu es condamné à grossir. Ils compensent en nous proposant plusieurs sports, pour la modique somme de trente euros l’année, et pour ce quatrième semestre : je vais tenter de muscler mon corps tout flasque.

Pour finir, je souhaite partager avec vous cette citation de Honoré de Balzac que j’ai trouvé :

« L’ennui naquit un jour de l’Université. »

Sur ces derniers mots très poétiques, je vous laisse. Je dois me préparer mentalement à retourner sur les bancs de la fac.

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