De rien du tout

Freaky Friday – semaine 2

Et voici la suite de mes aventures (enfin c’est un grand mot), vous pouvez retrouver la première partie ici. Donc, je vais continuer de tenir mon petit journal de ma première expérience de vie d’adulte !

Lundi 22 juillet : CA-TAS-TRO-PHE  sur le navire. Je suis rentrée ce matin et j’ai trouvé ma chambre inondée. Vive le velux ouvert pendant l’orage, repose en paix jolie édition de Mansfield Park, va prendre une douche charmante housse de couette. Me voilà donc SLD (sans lit fixe) jusqu’à ce que mon matelas sèche complètement. Et vu qu’il y avait la soirée de mon frère, je l’ai un peu aidé à nettoyer et ranger (avec sa copine aussi). Nous avons dû refaire des courses, et qu’est-ce qu’on peut manger mal et toujours pareil : pâtes et cordon bleu. J’ai eu une bonne nouvelle, le retour de mes parents est avancé : manger, ne plus tout nettoyer, redevenir un bébé. Ah oui, en plus, j’ai eu un accident avec la machine à laver, en gros elle salissait au lieu de laver.

Mardi 23 juillet : vivre seule ma fatigue, il faut croire. J’ai oublié de m’occuper des petits lapins, j’ai seulement nourri les chats parce que le mien vient carrément me surveiller au bout de mon lit, il me regarde avec insistance et envoie des ondes pour me réveiller. Et ça marche. Mais je suis sortie, et j’ai donc dû m’habiller et me rendre présentable, du coup j’ai oublié de tout faire. Vivement que ma famille revienne !

Mercredi 23 juillet : vu que le retour de mes parents est avancé à une journée, j’ai commencé le grand nettoyage. Il le faut, car ma mère est encore plus maniaque que Monica Geller (et ça fait peur) donc j’ai passé ma tenue la pus moche et la plus confortable pour commencer ce nettoyage de printemps (ou plutôt d’été), et je m’applique tellement que ça met des heures ! Mais j’espère comme ça en tirer une récompense… Je suis super charitable comme nana. Et on s’est occupé des lapins, on leur a fait des câlins. Les amours !

Jeudi 24 juillet : je pense que le ras-de-bol m’a possédée et je n’ai absolument rien fait. En même temps, j’avais juste envie de sortir et de jouer à mon nouveau jouet (ma superbe 3DS XL Animal Crossing) et le soir, je sortais avec des amis. Les vacances, ça sert a ça aussi. Et même si cela veut dire que j’aurais tout à nettoyer demain et à pleurer.

Vendredi 25 juillet : aspirateur, serpillière, nettoyer les moindres recoins de la cuisine et de la salle de bain… Mais qu’est-ce que c’est long ! Et fatiguant. Mes parents sont rentrés ce soir et n’ont même pas été satisfaits (bon ok, on aurait peut-être dû jeter les pommes de terre pourries, ainsi que les carottes). Du coup, je me suis tuée à la tache pour au final me faire engueuler et voir ma mère refaire le ménage. Donc… J’en déduis que je ne sais pas tenir une maison et que je vais devoir vivre au crochet des mes parents pour toujours, ou me trouver un riche qui a de quoi payer une femme de ménage et un cuisinier.

Résultats : j’étais bien toute seule à la maison, il n’y avait personne pour me prendre la tête sur un brin de poussière oublié. J’ai juste besoin de quelqu’un pour me faire à manger, sinon je risque de me laisser mourir de faim.  Cette seconde semaine me semble avoir été plus brève (normal) mais aussi plus posée, j’ai moins bossé (autant pour BM que pour le ménage), je me suis crue en vacances quoi !

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Le temps, une notion étrange.

Me revoilà, armée d’un nouvel ordinateur et d’un peu d’inspiration. Aujourd’hui, et comme souvent, je me suis plainte de n’avoir le temps de ne rien faire mais la faute à qui et quoi ? Est-ce la faute à mon train-train quotidien : Université, baby-sitting et cinéma ? Ou parce que les journées sont trop courtes ?

Et donc comme beaucoup de personnes avant moi, je me suis demandée ce qu’était le temps, réellement. Pour certain, c’est une continuité : une frise chronologique, comme on en étudiait en histoire à l’école ; pour d’autres, c’est une durée : longue ou courte, tout dépend de beaucoup de choses. Le temps, c’est plein de chose. Ça peut même être la météo ! Personnellement, le temps je le vois comme un ennemi, parfois trop lent, parfois trop rapide et surtout irréversible. On le vit chacun de manières différentes et ça peut être un inconvénient, puisque personne n’a la même notion du temps si on vous dit « Je suis là dans 5 minutes » et que cette personne arrive vingt minutes plus tard… Il y a un vrai décalage entre votre ami et vous. Le temps est fourbe, voilà. Quand on imagine l’avoir, il file à toute vitesse. Quand on s’ennuie, on peut compter les secondes.

Mrs Dalloway, roman de Virginia Woolf, en parle : le temps, et l’auteure voulait d’ailleurs le nommer The Hours. Les Heures. Le Temps. C’est quand le temps passe, que les heures défilent qu’on les voit passer ou pas, que l’on se rend compte de la futilité des choses, de notre vie, de nos habitudes. Oui, le temps est fourbe. Il nous contrôle, nos journées se calent dessus qu’on le veuille ou non. Il s’immisce dans nos vies, et un jour il s’arrête, se fige, et on réfléchit et on regrette le temps passé. Parce que c’est ça aussi, le passé et le futur. Passé, présent, futur. Souvenirs, moments furtifs, projets.

Voilà, un article futile qui m’a pris peu de temps mais m’a fait un bien fou. C’est étrange comme de petits écrits, des riens du tout peuvent nous faire prendre du recul et de réfléchir. J’espère avoir le temps bientôt d’écrire un article sur mon dernier voyage à Londres, voyage bien trop court où je n’ai, justement, pas vu le temps passer !

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Technologie, je t’aime autant que je te hais.

Ne trouvez-vous pas que le monde évolue vite ? Limite plus vite que la vitesse de la lumière. Il n’y a qu’à voir avec Apple qui, tous les six mois, sort une nouveauté. Avec Nintendo, Sony… Qui eux aussi sortent des nouveautés tout le temps. En peu de temps, nous sommes passés de la TV énorme aux TV super plates, des téléphones portables aussi gros qu’un cartable à des téléphones qui rentrent dans nos poches. Il est vrai que ces évolutions sont pratiques, et nous facilitent même la vie mais n’allons-nous pas trop vite ? Ça ne vous fait pas peur de vous voir envahis par tous ces objets électroniques qui ne sont pas toujours très sains et qui nous coûtent cher ? Ils ont mis longtemps, longtemps avant de découvrir l’électricité, et depuis tout va trop vite.

J’adore la technologie, j’adore regarder la télévision, surfer sur le net et avoir de la musique à porter de mains. J’adore les jeux vidéos, même si je n’y joue plus aussi souvent. J’adore la modernité. Mais j’adore aussi les livres, écrire à la main, faire du vélo, le vichy, les vieilles choses. J’adore deux époques différentes. Et devant mon ordinateur ou ma télévision, je ne peux m’empêcher de me dire que je préfère l’ancienne époque. J’ai toujours voulu une machine à écrire, entendre le son des touches enfoncées, devoir faire attention à ne pas faire de fautes. J’adorais écouter des vinyles chez ma grand mère, entendre le grésillement qui indiquait de tourner le disque, les cassettes me manquent aussi. J’adore les vieux livres, ceux qui craquent quand on tourne une page. Et je suis amoureuse des vieilles photos en sépia ou noir et blanc, celles qui ont mis des heures à être développées et dont nous sommes encore plus heureux d’avoir enfin en mains propres.Voilà, j’adore une époque que je n’ai pas connu. Je suis nostalgique. Et comme beaucoup d’autres, je ne me sens pas à place ici. Pourtant, je suis une geek. J’adore la qualité vidéo d’un Blu-Ray, je sais apprécier la 3D quand il le faut. J’ai eu toutes les consoles Nintendo portables depuis la Game Boy Color à la Nintendo DSi, on a eu la PS One, la PS2, PS3, j’ai vécu une histoire d’amour avec les Sims 2. Ce n’est pas « Lolita Malgré Moi » mais « Geek Malgré Moi« , et il m’arrive de mal le vivre. Mon rêve de vacances, ce serait d’être dans un coin abandonné, avec pour seule compagnie des livres et de la musique, de la vraie, pas de l’electro.

Je m’en rends compte quand je regarde des films ou séries d’époque, je vois à quel point je les envie. Tout avait l’air alors tellement plus simple, plus réel. La technologie nous rend-t-elle malheureux alors que son but est de nous faciliter la vie ? Ce serait un sujet sur lequel débattre. Mais je suis souvent à court d’arguments, je suis nulle quand il s’agit de réfléchir, d’argumenter. La technologie est vraiment utile, elle nous permet de rester en contact (et encore…), de trouver n’importe quelle information mais encore de manger chaud, d’avoir de l’eau chaude, etc… Bref que d’avantages. Mais au niveau culturel, la technologie tue. Les e-books, les MP3… Un livre, son odeur, le son des pages, c’est mieux qu’un écran, non ? Et le grésillement de la platine qui indique que le vinyle doit être tourné, n’est-il pas agréable ? Et les images abîmées des vieux films, elles nous vous manquent pas un peu ? Mais là, je me répète. Je termine donc cet article brouillon, victime de mon humeur mitigé face à mon rapport à la technologie.

Source de l’image : Tumblr.

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