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Comment cuisiner les bébés ?

Laissez-moi vous apprendre une vieille recette de famille, que nous partageons depuis plusieurs générations et que nous gardions secrètement jusqu’à aujourd’hui. Je vais vous délivrer le secret de notre met le plus apprécié : le bébé rissolé à la crème.

Tout d’abord, je pense qu’il serait utile de vous donner l’origine de cette recette, car il est important de le savoir afin vous ne m’imaginiez pas comme un monstre. En effet, quand je parle de cuisiner des bébés, les gens poussent des cris d’effroi et fuient. Donc nous mangeons des bébés dans ma famille depuis très longtemps, c’est en fait mon arrière-grand-mère qui en a eu l’idée, au cours d’un des hivers les plus glacials, il n’y avait plus de bétails et son dernier enfant venait de mourir de froid… La famille n’a pas eu d’autre choix que d’en faire un repas. Le tout était accompagné de pommes de terre. Et ils ont adoré ! Ils ne pouvaient pas se permettre de pleurer la mort de leur enfant alors qu’eux-mêmes mouraient de faim. Depuis, la famille se réunit et nous déjeunons une fois par an, autour d’un bébé rissolé.

Maintenant, nous pouvons passer à la recette ! Il faut tout d’abord se procurer un enfant, assez gras de préférence : pour cela il doit avoir passé les six mois. Plus jeune, il n’est pas assez dodu et sa viande est assez fade. Vous vous demandez sûrement où trouver un bébé de plus de six mois sans avoir à en kidnapper un, est-ce que je me trompe ? C’est plutôt simple, regardez sur internet, beaucoup de femmes désespérées y vendent leurs enfants, il suffit d’être chanceux et pour moins de mille euros vous aurez un bébé. Il ne vous reste plus qu’à l’engraisser pour la date du repas. Il va de soi qu’il ne faut pas s’attacher à l’enfant, ou bien vous aurez du mal à le tuer. Car oui, vous allez devoir le tuer vous-mêmes ! Pour cela, je recommande de l’étouffer sous un oreiller, c’est rapide et ça n’abîme pas son corps, c’est-à-dire la viande. Il vous faudra ensuite dépecer et couper la viande, ainsi que trier ce qui peut être mangé ou non. Il est vrai que ce n’est pas la partie la plus intéressante et agréable, mais c’est indispensable. Une fois que vous avez jeté tout ce qui n’est pas consommable, vous pouvez commencer à préparer des tranches régulières et fines. Il faut ensuite chauffer de l’huile dans votre poêle, mettre sur feu doux et y poser les lamelles de bébé. Vous pouvez laisser cuire chaque face environ cinq minutes, et y verser de la crème au fur et à mesure, puis des champignons. A côté, vous pouvez préparer du riz, ce qui accompagne parfaitement la viande de bébé. Cette recette est toute simple, finalement le plus compliqué reste la découpe du bébé.

Une fois que tout est prêt, il ne vous reste plus qu’à servir dans une jolie assiette et déguster. Je vous souhaite un bon appétit !

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Baby-Sitter, et alors ?

Je suis étudiante et je n’ai pas forcément le temps de trouver un vrai travail à côté des cours. J’ai donc opté pour la solution facile : le baby-sitting. Et franchement, j’adore ça ! Je ne pourrais pas garder des enfants toute ma vie, parce que ce n’est pas mon rêve, et je pense que je pourrais vite devenir folle. Mais garder plusieurs fois par semaine un petit, ça ne me dérange pas.

En même temps, j’ai un peu grandi entouré de bébés. A trois ans et un jour (j’aime être précise), je suis devenue grande sœur, six et demi plus tard, j’ai eu une petit sœur. Et j’ai eu plusieurs nourrices. J’ai donc un peu grandi dans un univers où il fallait s’occuper de bébés. Même si j’étais parfois un peu garçon manqué, j’aimais bien jouer dans la forêt, escalader des rochers et prendre un bain ça me gonflait. J’étais aussi super girly, je collectionnais les Barbies et j’avais plein de poupons. Je voulais même avoir mon premier enfant à vingt-trois ans (ah l’innocence). C’est à 13 ans que j’ai décidé de devenir jeune fille au paire dans un pays anglophone, et un jour, je le serai. Enfin, il faut croire que j’étais destinée à devenir une super baby-sitter !

C’est ma deuxième année en tant que « super baby-sitter », je ne me contente pas de garder des enfants de temps en temps, je garde un petit garçon trois fois par semaine et parfois le samedi soir. Et il y a des avantages comme des inconvénients. L’an dernier, je m’occupais d’une fillette de trois ans, elle adorait Disney et ne voulait regarder que des DVDs. Vous imaginez donc mon bonheur à passer du temps en sa compagnie. Mais c’était loin, presque une heure de transport de chez elle à chez moi. Et elle avait un caractère de cochon de temps en temps. Aujourd’hui, l’enfant que je garde un an et demi, il n’est pas autorisé à trop regarder la télévision et porte encore des couches, mais sa maison est à dix minutes de chez moi.

Quand tu gardes un enfant de cet âge, tu es obligé de réapprendre le langage du bébé, parce que son vocabulaire est très limité, tu dois comprendre et traduire rapidement tout ce qui peut sortir de sa bouche. Et faire attention à ce que tu dis, parce que ça retient vite et répète facilement. C’est un peu perroquet un gamin de moins de deux ans. Il faut savoir aussi retenir sa respiration pour le moment fatidique où tu vas devoir changer une couche pleine. Ce n’est pas la partie la plus agréable mais tu ne peux pas y échapper. C’est la dure vie d’une baby-sitter. Et puis il faut savoir être sévère mais pas trop non plus, il faut savoir ne pas dépasser les limites parce que t’es pas chez toi et ce ne sont pas tes amis.

Mais c’est cool parce que les trajets en poussette, ça muscle les fesses et les cuisses. Parce que tu te sens apprécié et serviable (et tu es payé). Quand l’enfant est couché, tu peux regarder des films ou faire tes devoirs (enfin bon, c’est vraiment s’il n’y a rien à la télévision). Et puis, tu es payé à jouer et lire des livres avec des images au final. Et même le sourire du petit quand je vais le chercher à la crèche, ça fait toujours plaisir ! C’est un peu le boulot de la facilité, tu gagnes pas beaucoup mais ça aide à finir le mois. Et je me sens un peu comme Mary Poppins, ce qui est super flatteur, avouons-le.

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“What” & The City

Quand j’avais treize ans, je regardais Sex & The City sur M6. Et je rêvais de partir et d’avoir une vie aussi chouette que celle de Carrie, d’avoir une bande de copines avec qui déjeuner le midi et sortir le week-end, d’écrire pour un magazine et d’avoir plein de prétendants. Et puis d’avoir l’impression de posséder la ville, pas forcément New York mais au moins Paris. Comme Carrie, je voulais passer de la petite fille de province à une citadine super stylée.

Je suis partie, j’ai tracé ma route vers Paris. Mais c’était trop facile : une chambre m’attendait, de la famille m’accueillait. En gros, j’étais (et je suis toujours) logée, nourrie, blanchie. Je suis déjà loin des petits déboires de Carrie Bradshaw. Je ne suis pas du tout indépendante quoi, contrairement à elle. Je m’imaginais déjà me balader dans Paris, connaître la ville par cœur au bout d’un mois et sortir tous les week-ends. Au bout de deux ans, j’ai toujours l’air d’une touriste qui se ballade sur les Champs. On me surprend avec des adresses très sympa et moi je ne peux que citer Starbucks. Je connais le métro, sûrement parce que je passe plus du temps sous Paris que dans la ville. Et ce ne sont pas les bars que j’écume mais plutôt les salles obscures. J’ai troqué mon envie de faire la fête contre l’envie de voir du cinéma, et d’en voir toujours plus. C’est tout de suite moins glamour. Tu sors d’un bar, t’as l’air joyeux et un peu éméché, tu sors d’un cinéma, t’as parfois de la bave au menton et les yeux bouffis.

Et j’ai des amis, et on sort. Mais je n’avais jamais pensé que l’université me prendrait autant de temps, je me sens encore trahie par ce mensonge comme quoi on peut sécher quand on veut là-bas. Et puis on sort, mais pas comme Carrie et ses copines, parce que ça coûte cher ! Carrie, elle doit avoir un super salaire en fait. C’est sûr, elle s’achète des Manolo Blahnik. Moi, je m’achète du Zara (et encore je m’estime heureuse de pouvoir dépenser là-bas mes quelques sous). Et vu que j’ai des lacunes, que je me sens Parisienne autant que j’ai des origines chinoises (c’est-à-dire zéro, nada), quand on se promène c’est pour découvrir de nouveaux endroits, ou faire des expositions. Mais c’est cool, j’ai une vie chouette avec mes amis. Et j’ai des amis chouettes.

Et je vis encore moins Sex & The City, parce que les relations amoureuses j’en ai pas vraiment. Je suis une handicapé sentimentale. Quand je pense être attirée par un garçon, c’est juste parce que je sais que je lui plais et ça me flatte alors dans ma tête je me dis « pourquooiiii paaaas ? ». Du coup, ça flirte et ça parle, et puis plus rien. Au final, il m’énerve et je deviens méchante, je suis vraiment une connasse parfois, mais je vous promets que je ne le fais pas exprès. Et puis, je veux épouser un garçon avec l’accent anglais, pas un bourgeois du 16ème. De toute façon, je veux être Carrie, pas Samantha.

Je voulais être stylée… C’est peut-être le seul truc que j’ai l’impression d’avoir réussi. Parce que j’ai mon style, un peu comme Carrie a le sien, et que je me sens bien dedans. Je ne claque pas 1000€ tous les mois en vêtements, comme j’ai pu souvent le rêver, mais je ne suis pas en manque. Mon seul problème reste le maquillage, parce que je n’ai pas le courage d’apprendre à me rendre joli et je préfère m’acheter des chaussures plutôt que du fard à paupière. Et puis je ne sais pas comment certaines filles font pour toujours être jolies, parce que quand je commence à 8h30 les cours, je n’ai pas envie de me lever à 6h pour choisir les vêtements les plus cools ou me torturer les cheveux pendant vingt minutes. Je ne préfère même pas parler de mes cheveux. Et puis Carrie, elle est toute mince mais on la voit pas faire du sport, c’est quoi son secret ? (Mais je ne la trouve même pas jolie Sarah Jessica Parker).

Je n’ai pas la vie dont je rêvais à Paris, mais elle me convient comme elle est : les études, le cinéma et voir des amis. De toute façon, aujourd’hui, je préfère attendre le Doctor et partir avec lui dans l’univers et le temps. Voyager, c’est mieux que d’avoir l’impression de posséder une ville. Et peut-être que la vie dont je rêvais à Paris, je la vivrais ailleurs quand je serais prête (je sais pas, à Londres par exemple).

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Je suis moche, mais ça va.

Le beau temps a dû mal à pointer le bout de son nez, mais l’été approche et les complexes reviennent avec. On recommence à scruter le moindre petit défaut, on les traque et on hurle sur la balance. L’hiver, on se cache sous des gros pulls, c’est parfait. Mais l’été dévoile nos défauts, nos complexes. C’est pour ça que, j’ai eu envie d’écrire sur l’image que l’on peut avoir de nous-mêmes, le mal-être que l’on ressent…

On nous répète toujours : « je t’apprécie comme tu es, avec tes défauts et tes qualités ». Mais j’ai toujours pensé que pour se faire aimer par quelqu’un, il faut déjà s’aimer soi-même, s’accepter. Et c’est dur. Du moins pour certains. Parce qu’il y a ceux qui sont beaux de naissance (Flora, Pâquerette et Pimprenelle étaient sûrement là pour leur offrir des dons) et qui n’ont pas de mal à accepter leurs corps et minuscules défauts, il y a ceux qui se soucient peu de leurs physiques et s’aiment tout simplement et il y a nous… Repérant chaque détail défectueux sur notre corps, pleurant à chaudes larmes dessus et se plaignant. Et c’est fatiguant pour nos proches, mais aussi nous-mêmes. Avoir des complexes, ce n’est pas toujours facile à vivre.  Et le plus dur, c’est de passer outre, pas forcément de les gommer mais de les accepter. C’est parfois même impossible.

Quand j’étais petite, j’étais mince avec des tâches de rousseur et j’aimais bien qu’on me prenne en photo. Puis l’adolescence est arrivée, en même temps j’ai eu le droit à ma première paire de lunettes (parce qu’il se trouve que je suis myope comme une taupe), puis l’appareil dentaire et le plus horrible de tout : j’ai pris presque trois tailles supplémentaire en soutien-gorge en seulement un été. Je l’ai mal vécu. J’étais focalisé sur ça, en même temps ce n’était pas vraiment discret. J’ai connu les crises de larmes devant le miroir à cause de mon physique que je trouvais ingrat, parfois avec une coupe de cheveux loupée en plus. J’ai mis longtemps à assumer de porter des lunettes, j’aime en avoir seulement depuis trois ou quatre ans. L’appareil dentaire, je savais que c’était temporaire et à l’époque je trouvais ça rigolo. Mais ma poitrine… Non, ce n’était pas possible. J’avais mal, physiquement et moralement. Les garçons de quatorze ans ne sont pas toujours très subtils. Et à partir de là, j’ai commencé à avoir des complexes sur mon poids et tout le reste. Chaque petites remarques faîtes (« tes genoux sont bizarres ») deviennent une obsession. Devenaient plutôt.

Parce que même si je continue de pleurer sur mes petits bourrelets, mes boutons (l’acné qui arrive après le collège et le lycée, injustice) et j’ai appris à aimer mon visage avec des lunettes, le fait de porter de temps en temps des lentilles ça aide aussi, et j’ai eu la chance d’enlever mon appareil dentaire au début de la seconde. Et ma poitrine, sujet sensible, n’est plus. Et pour cela, je remercie la chirurgie. Oui, j’ai eu recours à une opération. J’en suis plutôt fière, bizarrement. De toute façon, c’était le seul moyen d’en finir avec ce complexe (et c’était pour ma santé aussi). Et pour tout le reste que je n’aime pas, je le cache ou je le montre feignant de n’en avoir rien à faire. Et avoir des complexes n’empêchent pas d’apprécier quelque chose chez soi, il suffit de le mettre en avant pour éclipser le reste. De jolis yeux, un beau sourire, des jolies jambes…

Mais si on se sent si mal, c’est à cause des éloges de beautés qui sont faits dans les magazines, souvent suivi de conseils pour leur « ressembler ». Les magazines veulent aider, mais ils ne le font pas. Quand on les lit, on se rend compte que pour être parfaits, aussi beau qu’Apollon ou Vénus, il faut être riche : utiliser un sérum Chanel, une crème Dior… Pensent-ils que leurs lecteurs sont principalement des habitants du 16ème ? Pourquoi nous donner des conseils à base de produits de luxe ? Je sais bien qu’il y a toujours des alternatives, des produits moins chers mais dans notre tête, ça ne va pas le faire (du moins dans la mienne). Et leurs régimes sont souvent peu efficaces, ils n’aident pas. Maintenant, j’ai tendance à retenir plus des astuces de cheveux et maquillages, que pour me faire un corps de rêve (ça j’abandonne, j’aime trop manger et je suis trop feignante).

Heureusement qu’Hollywood, l’industrie people et les magazines commencent à accepter les rondeurs : Adele, Beth Dito, etc… Et le physique ingrat avec Ugly Betty, c’est rassurant de voir qu’une fille avec un physique si peu avantageux peut devenir jolie (même si America Ferrera est très jolie à la base).

En attendant, je vais aller manger un bon petit plat et je regretterai plus tard en enfilant mon maillot de bain.

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Une fille et le foot…

Oui, j’ai osé mettre un GIF du fessier de Beckham. Source : Tumblr.

BUUUUUUUUUUUUUT ! Et ça hurle, ça se jette par terre. Quand il y a un match de foot, je ne vis plus dans une maison normale mais chez des fous.

Je n’ai jamais aimé le foot (sûrement à cause d’un traumatisme dû à un ballon de foot en plein ventre qui m’a propulsé dans une haie quand j’étais petite, passons), je n’ai jamais compris pourquoi tant d’engouement devant des mecs stupides, mal coiffés et tatoués n’importe comment qui courent comme des chiens après une balle. A part Zidane et David Beckham, je ne connaissais personne du foot.

Pour moi, le monde du football est scandaleux. Je le désapprouve totalement. Ils sont bien trop payés pour ce qu’ils font, surtout si l’argent sert à payer des putes après (pardon). Ils vivent dans l’opulence et arrivent encore à se plaindre. Je trouve les joueurs de foot ingrats. Quand tu les écoutes, tu vois que c’est creux, à part le foot, ils n’ont pas vraiment de culture. C’est bien triste pour eux. Ils donnent souvent une mauvaise image de leur équipe : irrespectueux, insultants et mauvais joueur. On fait toujours tout un foin pour le foot alors que des sports comme le handball et rugby méritent plus de publicités. Mais je m’aventure dans un sujet qui ne me concerne pas vraiment, puisque je ne suis absolument pas calée niveau sport. Je suis une larve.

Mais depuis que je vis chez des fans de foot, j’ai dû apprendre à supporter les soirées de match. Et j’ai appris à aimer ça… En petite quantité, c’est marrant et supportable. C’est drôle de les voir simuler. L’ambiance, particulièrement quand l’équipe soutenue met un but, est sympa mais aussi hilarante. J’adore les voir s’exciter devant leur écran. Et j’adore les entendre sortir des insultes combinées de manière étrange à l’égard de joueurs de l’équipe adverse. Et j’aime surtout les voir casser le mobilier quand Paris marque un but décisif à la dernière minute. C’est magnifique ! En tout cas, ils me donnent bien envie de vive un match en live sur place. Il parait que ça sent bon en plus, l’herbe et la bouffe, ça doit être cool. Sinon en général, je trouve ça ennuyeux, il faudrait qu’il marque durant les 90 minutes de jeu, mais ce n’est pas le cas du coup je prends un livre et je le lâche seulement quand je vois que ça commence à crier dans la TV (et le salon), comme ça ma soirée reste un peu constructive.

Et puis, si j’étais vraiment franche : j’ai vraiment commencé à regarder les matchs entièrement pour voir le petit cul de David bien moulé dans le short du PSG. Le foot prend tout son sens quand un Dieu joue. Ce que je suis futile !

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Shopaholic un jour, shopaholic toujours…

Nous connaissons tous l’adage « L’argent ne fait pas le bonheur« . Sûrement inventé par les pauvres pour se rassurer. C’est vrai si on se dit que même un riche ne peut pas atteindre le bonheur grâce à sa fortune, on pense qu’on ne perd rien (du moins rien de matériel). Et un jour, un petit malin (un riche cette fois, sûrement) a ajouté le « … mais il y contribue » car oui : dépenser de l’argent, ça peut rendre heureux. Du moins pour un moment.

Dépenser de l’argent, particulièrement quand il a été gagné à la sueur de ton front, c’est un sentiment euphorique. C’est sûr que ce n’est pas en achetant ta baguette du soir que tu vas être heureux. Mais quand tu achètes quelque chose dont tu rêvais, ou même un cadeau pour une personne que tu aimes vraiment, tu te sens bien, presque accompli. Dépenser de l’argent a un effet bénéfique sur notre personne.  Que tu payes par carte bleue ou en liquide, c’est le même sentiment : joie. Pour un moment plus ou moins long certes, donc je ne pense pas qu’Épicure approuve cette façon de vivre, mais les hédonistes seraient fiers des shopaholics.

Ah ! Les accros du shopping, les Rebecca Bloomwood en puissance (la seule et unique Accro du Shopping de Sophia Kinsella) ! Notons que cette addiction ne concerne pas que les femmes. Cette envie de dépenser de l’argent, que l’on a ou que l’on a pas, ce qui peut parfois poser certains problèmes. Il y a beaucoup de personnes qui en souffrent de ces achats compulsifs. Achats qui sur le coup semblent être une très bonne idée, en payant nous sommes excités mais en rentrant, c’est la catastrophe : regrets. Pourtant, on ne peut se résoudre à ramener l’objet en magasin pour se faire rembourser. Non, on le regrette mais on l’aime quand même. Et puis après, on se dit que finalement c’était pas un achat si stupide. On trouvera bien un moment pour porter cette robe ras-la-moule, comme un enterrement de vie de jeune fille. Les shoppaholics ont donc peut-être un problème, un trouble émotionnel, et sont partagés par plusieurs sentiments mais ils sont heureux. Personnellement, je suis heureuse quand j’achète des chaussures (ou qu’on m’en achète). Mes achats sont parfois compulsifs, parfois réfléchis mais dans les deux cas, je suis contente. Un peu comme-ci je détenais le sésame, que je venais de découvrir le Saint-Graal en compagnie d’Indiana Jones.

Et les Picsou (comprendre les radins), sont-ils heureux ? Ces personnes qui économisent, se serrent la ceinture et mangent chez Liddl (alors qu’ils pourraient partir en vacances ou s’acheter une Rolex juste pour se faire plaisir) : sont-ils heureux ? Ils ont de l’argent mais ils s’en privent volontairement. Économiser, c’est bien (un jour, il faudra m’apprendre) mais c’est quand on est trop radin que l’adage s’applique « L’argent ne fait pas le bonheur« . En effet, si tu ne le dépenses pas, tu ne peux pas être heureux parce que ton argent ne te sers à rien : quel est l’intérêt de travailler dur si après tu ne peux pas te faire plaisir ? Rendez votre vie agréable, moins austère, claquez votre salaire pour être heureux.

Alors dégainez votre CB et achetez votre bonheur, que ce soit avec une fringue, de la bouffe ou en offrant des cadeaux. Le bonheur est à portée de doigts, juste dans votre porte-feuille. Et sinon, il y a les choses simples, gratuites, comme des balades en famille dans des jolies parcs.

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Quelques raisons qui font de moi une célibataire endurcie…

Habituée à mon célibat, nous sommes des amis de longue date, je me suis dit que je devrais faire une liste des raisons qui font que nous lassons pas l’un de l’autre. Mais ce serait bien trop facile de tout mettre sur le dos du sexe opposé, du mâle, alors j’ai décidé de porter le blâme pour toutes ces tristes années de solitude sans amoureux pour me réconforter devant Moulin Rouge!.

Malheureusement, je ne peux pas encore prétendre à rejoindre le club des « célibattants », ni à être une vraie Bridget Jones, parce que je suis trop jeune. Une bien triste vie, c’est moi qui vous l’dit ! Mais parce que je suis une rebelle, façon Bridget Jones, je vais donc vous faire la liste des cinq raisons qui font que je suis célibataire (et le resterai surement à vie). Un peu d’auto-dérision, de vérité et c’est parti.

  • Raison n°1 : je ne m’aime pas. Et si je ne m’aime pas moi-même, je ne peux laisser personne m’aimer et personne n’a envie d’aimer une meuf qui déprime devant le miroir, sur sa balance, en regardant un film, qui se trouve stupide et qui n’a aucun humour. Bon j’exagère un peu, c’est mon côté drama queen qui ressort, mais je passe 95% à me rabaisser moi-même et à pleurer sur mes défauts.
  • Raison n°2 : je suis chiante. Chiante comme capricieuse, jalouse et curieuse. Et je veux toujours avoir raison, d’un côté j’ai presque toujours raison, et j’aime pas les gens qui ne savent pas le reconnaître. Je suis une petite princesse et j’aime qu’on réponde à mes exigences. Donc oui, je pense que ça repousse la gente masculine.
  • Raison n°3 : les sentiments ça me fait peur. Je ne parle pas le langage des « je t’aime », j’aime pas les petits surnoms mielleux et je ne supporte pas qu’on me touche. Cette combinaison me donne l’impression de me faire violer psychologiquement. Du coup, j’essaie de me soigner en envoyant des petites preuves d’amitiés aux gens, mais ça leur fait peur. Alors si je commence à m’intéresse à un garçon, il va forcément prendre peur aussi. J’ai pas de coeur, Regina Mills a dû me l’arracher (si vous comprenez pas, regardez Once Upon A Time). Et puis, c’est prouvé de toute façon que les sentiments sont une faiblesse et ça finit toujours mal ? Oh, voilà mon côté pessimiste qui pointe le bout de son nez.
  • Raison n°4 : je suis un peu trop exigeante. J’ai pas envie de sortir avec le premier venu, ni le parfait Ken que l’on trouve partout. Même le Prince Harry, avec son titre, j’arriverai à lui trouver des défauts. C’est la faute à la télé, ils montrent toujours l’homme de ma vie (aaah Mark Darcy) mais il existe pas en vrai, je suis réaliste au moins. J’ai un peu en tête mon idéal masculin, et si je ne trouve personne qui lui ressemble au millimètre près… Je peux me préparer à finir ma vie seule. Et puis mon exigence fait que j’aime quand les hommes courtisent la femme (c’est pas pour rien que j’aime lire du Jane Austen), et que ce soit romantique, mais de nos jours, c’est le contraire. C’est triste.
  • Raison n°5 : je n’aime que mon chat. Mais ça, vous le saviez déjà : je l’avais dit dans un autre article.

Je suis sur qu’il y a encore des centaines, que dis-je ! des milliers de raisons qui font que je suis une célibataire endurcie. Mais (même pour les cas les plus désespérés il y a un mais) peut-être qu’un jour, je trouverai la perle rare, celui qui me fera aimer les câlins et les surnoms débiles, qui me fera croire que je suis parfaite, et même qu’il aimera les chats. Peut-être qu’un jour à moi aussi, on me dira « I like you, very much. Just as you are » ? Satané Mark Darcy qui s’infiltre partout. En fait, je pense que je suis condamnée à manger de la Ben & Jerry’s devant des films à l’eau de rose (et des films d’horreur). Ça va, il y a pire comme vie.

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