De rien du tout

Quand j’étais petite…

Être enfant, c’était bien, on s’imaginait que la vie était facile, que tout était possible et que l’argent poussait sur des arbres. Être enfant, être insouciant, c’était bien.

Bébé Catmenteen

Et j’avais du style quand j’étais haute comme trois pommes.

Quand j’étais en primaire, j’étais une bonne élève, j’avais des copines et je jouais à l’élastique. Je rêvais aussi d’avoir un appareil dentaire, des lunettes et la poitrine de Pamela Anderson. On peut dire que mes rêves se sont réalisés, je l’ai regretté. J’étais contente, je voyais ma famille, je venais d’avoir une petite sœur et ma mère m’avait offert un chat (après la disparition de Mlle Mitoufle, autre chat que j’ai possédé pendant un mois). La vie était belle, j’avais Disney Channel et j’étais fan de Lizzie McGuire. Je voulais être une star, je disais que j’aurais une grande maison avec une piscine, que je serais une chanteuse et que j’aurais beaucoup d’argent. Je détestais les petites filles qui passaient l’audition pour être la nouvelle Emilie Jolie, je les enviais. Je pensais qu’on pouvait devenir ce qu’on voulait juste parce qu’on le voulait. J’avais toutes les Barbies que je voulais, j’étais gâtée.

Puis un jour, j’ai compris que ce n’était pas si facile. Certains avaient plus de chance que d’autre. J’ai compris que je ne pourrais jamais être médecin légiste parce que j’étais nulle en maths et science. Le collège a été ma première claque. J’ai découvert la perte d’un être cher. Je me suis renfermée sur moi-même. Alors je lisais, je regardais des films. C’était mieux que la réalité. Je voulais devenir égyptologue, avocate, journaliste… Que d’idées d’avenir. Aujourd’hui, je suis loin de tout ça. Mais j’étais bien, j’allais bien.

Je regrette l’époque de mon enfance où tout était facile, nos rêves semblaient réalisables, on s’émerveillait pour un rien.

Ce billet a été écrit en juin 2013, je ne sais pas pourquoi je ne l’avais pas posté, il me semblait sûrement trop brouillon. En le relisant, je me suis dit qu’il est bien tel qu’il est, il représente bien ce que je pouvais ressentir en l’écrivant : nostalgie, regrets… C’est drôle parce que c’était surtout en rapport avec mon incertitude sur mon avenir et je n’en parle pas, je rejette même l’idée de devenir journaliste. Je suis actuellement en Lettres Modernes option journalisme, et j’écris des critiques. La vie est ironique et inattendue. Je n’ai donc rien changé sur la première version, ne serait-ce que les fautes d’orthographe (et s’il en reste je peux avoir honte). 

Publicités
Par défaut

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s